La commission du développement au Parlement européen (DEVE) a largement adopté, mardi 5 mai, le rapport de l’eurodéputé Lukas Mandl (PPE, autrichien) visant à renforcer la coopération au développement pour lutter contre les mouvements irréguliers de population.
Lors de son discours introductif, avant le vote, M. Mandl a salué un accord « large et équilibré », conclu à l'issue de six mois de négociations entre groupes politiques. Il a souligné que ce rapport propose une approche cohérente alliant « développement et gestion des migrations, dans le plein respect des droits de l'Homme ».
Le rapport propose des mesures concrètes pour transformer l'aide extérieure en levier de stabilité. Il préconise d'intégrer systématiquement les considérations migratoires dans les politiques de développement et de mobiliser l'instrument Global Gateway pour favoriser l'emploi local. Il s'agit de s'attaquer aux « causes profondes » de la migration - pauvreté, instabilité et manque d'opportunités - par un soutien accru à l'éducation et à la santé.
M. Mandl appelle également à une « conditionnalité liée à la migration », de sorte que l’allocation des fonds tienne compte de la coopération des pays partenaires en matière de retour et de réadmission - tout en préservant strictement l'aide humanitaire.
Enfin, le texte insiste sur la lutte contre la désinformation et le trafic d'êtres humains par un renforcement de l’État de droit dans les pays d'origine.
Le rapporteur a souligné l'importance de déployer cette stratégie afin d'aider les populations locales des pays partenaires à « construire un avenir dans leurs propres communautés ». (Justine Manaud)