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Bulletin Quotidien Europe N° 13795
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INSTITUTIONNEL / Avenir de l'ue

La famille chrétienne-démocrate européenne a rendez-vous à Zagreb pour arrêter ses priorités politiques pour 2026

Les dirigeants des partis nationaux membres du Parti populaire européen (PPE) ainsi que les présidentes de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et du Parlement européen, Roberta Metsola, sont invités, vendredi 30 et samedi 31 janvier à Zagreb, à fixer leurs priorités politiques pour 2026, une année devant être consacrée à concrétiser les engagements pris lors des élections européennes de 2024 et qui précède une année cruciale pour l'avenir de l'Union européenne avec la tenue de plusieurs élections, parmi lesquelles les élections présidentielles françaises.

Plusieurs thèmes de réflexion sont inscrits à l'ordre du jour des chrétiens-démocrates, qui dominent la vie politique dans de nombreux États membres ainsi qu'au sein des institutions de l'UE. Hôte de la réunion, le Premier ministre croate, Andrej Plenković, souhaite mettre en avant l'enjeu de la démographie en Europe, alors que de nombreux jeunes Croates quittent encore leur pays pour tenter leur chance à l'étranger.

Les dirigeants du PPE finaliseront également leur programme politique pour 2026. Figure en tête des priorités : la compétitivité économique, notamment à travers l'approfondissement du marché intérieur. Viennent ensuite la mise en œuvre des règles européennes permettant de gérer les flux migratoires ainsi que des avancées dans la concrétisation de l'Europe de la défense.

Concernant les questions de défense, le coordinateur du groupe PPE au Parlement européen dans ce domaine, Nicolás Pascual De la Parte, a reconnu, mardi 27 janvier, qu'à l'heure actuelle, les Européens n'étaient pas en mesure de se défendre seuls, en écho aux déclarations, la veille, du secrétaire général de l'OTAN, Marc Rutte (EUROPE 13794/18).

Devant la presse, il a prôné le renforcement du « pilier européen » au sein de l'OTAN afin que les Européens accroissent progressivement leurs capacités militaires, jugeant « évidente et logique » l'introduction, à ce titre, d'une « préférence européenne » pour privilégier les équipements fabriqués dans l'UE et les pays de l'EEE/AELE. En parallèle, a-t-il ajouté, il est normal que l'Ukraine s'équipe aussi auprès des États-Unis en matériel que les Européens ne sont pas en mesure de lui fournir pour se défendre contre l'agression militaire russe.

Interrogé par Agence Europe, M. Pascual De la Parte a émis plusieurs souhaits concernant la stratégie européenne sur la sécurité que la Commission européenne présentera dans les six mois à venir (EUROPE 13788/21). Nous avons besoin de concrétiser le concept de « résilience intégrée », qui, outre le volet militaire, doit inclure « la sécurité intérieure » et la lutte contre toutes « les menaces hybrides » (cyberattaques, atteintes physiques aux infrastructures critiques, désinformation) auxquelles l'UE fait face, a-t-il estimé.

À Zagreb, les dirigeants du PPE adopteront deux déclarations : sur l'enjeu démographique et sur les priorités politiques pour 2026.

Réforme institutionnelle. Le président du PPE, l'Allemand Manfred Weber, soumettra également à ses collègues ses suggestions sur une réforme institutionnelle, l'élargissement de l'UE à l'horizon 2030, posant la question du fonctionnement efficace d'un union à trente pays membres.

Si les dirigeants européens reconnaissent de plus en plus en privé que l'UE doit faire évoluer son mode de fonctionnement, ils hésitent à se montrer ambitieux en public sur des questions touchant aux compétences nationales.

Dans l'esprit du président du PPE, la question des décisions à l'unanimité des États membres dans des domaines de politique étrangère, tels que les sanctions européennes, doit être posée.

M. Weber souhaite aussi que les chrétiens-démocrates s'interrogent sur l'attitude à adopter lorsque des délégations nationales du PPE s'opposent à la ligne chrétienne-démocrate majoritaire, comme on l'a vu avec les délégations française et polonaise lors de vote au Parlement sur l'accord commercial entre l'UE et les pays du Mercosur. (Mathieu Bion)

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