Le Parlement européen a adopté, mardi 20 janvier, la résolution commune déposée par cinq groupes (PPE, Renew Europe, S&D, Verts/ALE et La Gauche) appelant à une réponse plus sévère de l’UE face à l’essor du narcotrafic, après l’assassinat de Mehdi Kessaci à Marseille, en France (EUROPE 13787/9).
Sept amendements ont façonné le texte final. Des élus Renew Europe ont d'abord tenu à souligner que les narcotrafiquants « peuvent chercher à exercer des pressions ou une influence indue sur des élus locaux et des électeurs, compromettant l'intégrité des processus démocratiques ». Des amendements des Patriotes pour l'Europe (PfE) et des Conservateurs et réformistes européens (CRE) ont ensuite précisé que le narcotrafic « finance des organisations paramilitaires ou terroristes locales et internationales », demandant à « renforcer les ressources humaines, matérielles et technologiques allouées aux contrôles aux frontières extérieures » et à adopter des politiques de « tolérance zéro en matière de conduite sous l'influence de drogues ».
Le texte global a été approuvé à une large majorité, ce que Marie Toussaint (Verts/ALE, française), co-signataire de la résolution, a présenté comme le signe d’« une prise de conscience partagée face à la gravité de la situation », dans un communiqué publié le même jour.
La résolution : https://aeur.eu/f/kbn (Justine Manaud)