La Présidence danoise du Conseil de l'Union européenne a pris acte, lundi 1er décembre, du blocage persistant par trois États membres - l'Allemagne, l'Italie et la République tchèque - de la proposition de directive visant à lutter contre les discriminations dans l'UE (EUROPE 13721/20).
« L'Union européenne devrait montrer l'exemple », a regretté la ministre danoise des Affaires sociales, Sophie Hæstorp Andersen. Elle a indiqué qu'au deuxième semestre 2025, son pays avait tenté d'identifier et de délimiter les points d'achoppement qui empêchent un accord à l'unanimité au Conseil de l'UE.
D'après la commissaire européenne à l'Égalité, Hadja Lahbib, les inquiétudes exprimées par les trois États membres s'opposant à un accord politique de principe concernent « l'étendue de la protection sociale et l'éducation, l'impact financier lié au logement et des enjeux relatifs aux compétences décentralisées » dans les États membres. Elle a appelé les pays concernés à proposer des solutions au lieu de s'opposer au compromis sur la table.
Au nom d'une vingtaine de pays, la Suède a souligné le large soutien au Conseil sur la proposition de directive.
Chypre, qui assumera la présidence du Conseil à partir de janvier, a réitéré son soutien « de longue date » à l'initiative législative, promettant d'agir en tant qu'« intermédiaire honnête » pour tenter de résoudre les inquiétudes.
Voir le rapport de progrès de la Présidence danoise : https://aeur.eu/f/jsd (Mathieu Bion)