La Commission européenne a publié, vendredi 14 novembre, des lignes directrices pour aider les pays de l’UE à soutenir les pêcheurs artisanaux et à améliorer la transparence dans l’attribution des possibilités de pêche.
Les pêcheurs côtiers sont davantage affectés par la crise énergétique, les fluctuations naturelles des stocks, la concurrence pour l’utilisation de l’espace maritime, le changement climatique, la dégradation de l’environnement marin, les espèces invasives ainsi que la concurrence déloyale de la pêche illégale, non déclarée et non réglementée (INN), explique l’institution.
Le vade-mecum (https://aeur.eu/f/jff ) et son annexe (https://aeur.eu/f/jfh ) sur l’application des articles 16 et 17 du règlement 1380/2013 sur la politique commune de la pêche (PCP) invitent les pays de l’UE à réfléchir aux méthodes et critères qu’ils utilisent pour attribuer les quotas, notamment à travers des exemples de bonnes pratiques. Certaines de ces pratiques sont particulièrement adaptées pour répondre aux besoins spécifiques des pêcheurs côtiers et artisanaux. La pêche côtière de petite échelle représente près de 75% de tous les navires de pêche enregistrés dans l’UE et près de la moitié de l’emploi dans le secteur de la pêche.
La Commission encourage les pays de l’UE à améliorer la bonne gouvernance lors de l’attribution des quotas, par la transparence et la communication, en veillant à l’exactitude des informations et à la pertinence des méthodes d’attribution. L’attribution des quotas peut être utilisée pour « créer des incitations afin que les navires de pêche utilisent des engins sélectifs, encourageant ainsi et récompensant des comportements et des solutions plus durables », selon le texte. (Lionel Changeur)