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Bulletin Quotidien Europe N° 13752
Sommaire Publication complète Par article 11 / 34
POLITIQUES SECTORIELLES / Climat

Selon l'Agence européenne pour l'environnement, les politiques d'adaptation progressent, mais leur mise en œuvre reste ralentie

Au regard de la multiplication des risques climatiques et alors même que l’ensemble des 32 pays membres de l’Agence européenne pour l’environnement (AEE) disposent désormais d’une politique nationale d’adaptation, les pays européens sont confrontés à une mise en œuvre ralentie par un ensemble d’entraves structurelles.

C’est l'un des constats portés par la note publiée jeudi 6 novembre par l'AEE, dont l’objectif est d’établir un panorama des « progrès et des défis rencontrés dans les politiques et actions d'adaptation au changement climatique en Europe ».

L’analyse repose principalement sur les données de 2025 (https://aeur.eu/f/jg2 ) communiquées par les 27 États membres de l’Union européenne au titre du règlement sur la gouvernance de l'union de l'énergie et de l'action pour le climat (https://aeur.eu/f/jg0 ), complétées par les contributions volontaires de l’Islande, de la Suisse et de la Turquie.

La disponibilité et la qualité des données apparaissent comme les premiers points faibles. Parmi les États membres de l’UE, 21 disposent aujourd’hui d’une évaluation nationale complète des risques climatiques qui concerne plusieurs secteurs et l’ensemble du territoire, tandis que six États n’en ont pas encore produit, alors qu'elle serait pourtant indispensable pour orienter l’action publique. 

Aussi, les dispositifs d’aide à la décision demeurent trop hétérogènes. L’AEE relève que nombre de dispositifs nationaux demeurent peu adaptés aux besoins des autorités locales. Ce déficit est d’autant plus important que les risques climatiques gagnent en importance et à l’échelle des 32 pays couverts par l’AEE, une trentaine identifient l’agriculture et l’alimentation comme secteur prépondérant touché, entre 25 et 30 alertent sur les conséquences majeures sur la santé et une vingtaine sur l’énergie.

À ces difficultés s’ajoute celle de la gouvernance. Dix pays de l’AEE imposent légalement des obligations d’adaptation au niveau régional ou local, tandis que sept ne prévoient d’obligations qu’au niveau national, ce qui induit une complexité institutionnelle. 

Enfin, la faiblesse du rapportage et de l’évaluation demeure un point critique. Le rapportage transmis par les États membres de l’UE au titre du règlement sur la gouvernance reste descriptif. En ce sens, il porte sur les cadres institutionnels, mais fournit peu d’informations sur la mise en œuvre et les résultats obtenus.

Seuls quelques pays, dont l’Autriche, la France, l’Allemagne, l’Espagne, le Portugal ou la Suède, disposent de cadres d’évaluation en progression.

Pour l’AEE, la révision prochaine du règlement sur la gouvernance constitue l’occasion « de remédier à ces limitations ».

La note d'information : https://aeur.eu/f/jg1  (Nithya Paquiry)

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