Dans un avis publié mercredi 12 novembre, la Banque centrale européenne (BCE) se félicite des propositions de la Commission européenne visant à réformer le cadre réglementaire de la titrisation dans l'Union européenne. L’institut monétaire estime que les mesures constituent « une avancée dans la bonne direction » pour renforcer le fonctionnement du marché européen de la titrisation, jugé essentiel au développement de l’Union des marchés des capitaux et au financement de l’économie réelle.
Toutefois, la BCE prévient que la réforme réglementaire ne saurait, à elle seule, relancer ce marché en perte de vitesse et appelle à maintenir un cadre prudentiel robuste.
L'institut monétaire met notamment en garde contre certains risques liés à l’essor des 'titrisations synthétiques', dont l’usage croissant pourrait introduire de nouvelles vulnérabilités pour la stabilité financière, si leur développement n’est pas soigneusement encadré.
« L’utilisation à grande échelle des titrisations synthétiques peut créer trois vulnérabilités principales », avertit la BCE, mentionnant le risque que ces opérations poussent les banques à trop s’endetter, la nécessité de les renouveler très souvent pour qu’elles continuent à protéger réellement les banques ainsi que le danger que les investisseurs censés absorber les pertes ne soient pas capables de le faire en cas de crise, ce qui affaiblirait tout le mécanisme.
La BCE insiste également sur la nécessité de promouvoir des opérations simples, transparentes et standardisées afin de soutenir une croissance durable du marché.
Voir l'avis de la BCE : https://aeur.eu/f/jgc (Bernard Denuit)