Lors de sa réunion annuelle à Malaga (Espagne), du 4 au 9 novembre, la commission générale des pêches pour la Méditerranée (CGPM) a échoué à étendre la protection des écosystèmes profonds contre le chalutage de fond.
Un recul dénoncé lundi 10 novembre par les ONG Oceana et MedReAct, qui rappellent que l’Union européenne avait pourtant soutenu, lors de la réunion de la CGPM, le lancement d’études pilotes visant à évaluer les effets d’un élargissement de l’interdiction du chalutage en grande profondeur.
Selon ces ONG, l’inaction de la CGPM contredit les engagements internationaux visant à désigner de nouvelles zones de pêche réglementée afin de protéger les populations de poissons et les habitats sensibles, tout en limitant les impacts des méthodes de pêche destructrices.
L’extension de la protection des grands fonds permettrait de reconstituer les stocks surexploités, de préserver les écosystèmes marins vulnérables et de renforcer la résilience climatique de la Méditerranée, affirment-elles.
Helena Álvarez, scientifique marine principale chez Oceana, exhorte l’Union européenne à promouvoir l’extension de l’interdiction du chalutage en eaux profondes en Méditerranée jusqu’à au moins 800 mètres de profondeur d’ici 2026.
Détails sur les résultats de la CGPM : https://aeur.eu/f/jcr (Lionel Changeur)