Lors de la 16e session plénière de l’Assemblée régionale et locale euro-méditerranéenne (ARLEM), tenue vendredi 7 novembre à Palerme, la commissaire européenne à la Méditerranée, Dubravka Šuica, a déclaré que le Pacte pour la Méditerranée était un document « vivant, qui peut être modifié et complété ».
Elle a rappelé que le plan d’action qui en découlera - englobant à la fois les projets déjà en préparation et de nombreux nouveaux projets - « sera présenté au cours du premier trimestre de l’année prochaine » (EUROPE 13732/2).
« Nous voulons nous débarrasser des combustibles fossiles et garder notre mer Méditerranée propre, non polluée », a-t-elle affirmé, en soulignant l’importance d’investir dans les énergies renouvelables - soleil, vent et hydrogène vert.
La commissaire a également évoqué le projet d’université méditerranéenne, destinée à relier les étudiants du nord au sud et d’est en ouest du bassin, « à travers des cours communs, des diplômes conjoints et des opportunités de mobilité ». Il s’agira d’un réseau d’universités déjà existantes.
Concernant la migration, Dubravka Šuica a insisté sur la nécessité de « combattre la migration illégale pour ouvrir la voie à la migration légale ». « Nous travaillerons ensemble pour prévenir les départs illégaux, lutter contre les passeurs et, bien sûr, renforcer la coopération effective en matière de réadmission », a souligné la commissaire.
Le 28 novembre, Mme Šuica présentera le Pacte pour la Méditerranée aux gouvernements des pays du voisinage sud de l’UE, lors d’une réunion de l’Union pour la Méditerranée (UpM).
L’ARLEM réunit des membres du Comité européen des régions (CdR) ainsi que des associations et des responsables locaux et régionaux issus des 16 pays partenaires de l’Union pour la Méditerranée. L’assemblée a adopté un rapport (https://aeur.eu/f/jcm ) sur l’agenda stratégique euro-méditerranéen, rédigé par Arianna Censi (Italie/PSE), ministre de la Mobilité de Milan, et Rama Mohammed El Ezzi (Amman, Jordanie). Cet avis est intégré dans le plan d’action quinquennal d’ARLEM, qui prévoit une coopération dans des domaines tels que la protection civile, l’économie bleue, l’entrepreneuriat des jeunes et les échanges culturels.
Enfin, la ferme verticale algérienne Gardens of Babylon a remporté le prix ARLEM du jeune entrepreneuriat local en Méditerranée. Fondée par Mokhtar Bouazza, 31 ans, l’entreprise se distingue par l’utilisation de technologies intelligentes - capteurs, intelligence artificielle et vision par ordinateur - pour optimiser les rendements tout en réduisant l’impact environnemental. (Lionel Changeur)