Les obstacles qui ont empêché jusqu'ici la ratification, du côté de l'Union européenne, de l'accord commercial UE/Mercosur sont quasiment levés. À Belém, en marge de la COP30, le président français, Emmanuel Macron, s'est dit « plutôt positif » à l'idée d'accepter cet accord, jeudi 6 novembre. Pour lui, la clause de sauvegarde proposée par la Commission européenne répond aux attentes françaises.
« Si ces clauses, qui n'existaient pas dans l'accord, sont bien mises en œuvre, à ce moment-là nous considérerons que cet accord peut être acceptable », a affirmé le président français.
Il ne reste désormais plus qu'à faire approuver ce mécanisme de sauvegarde renforcé par les colégislateurs européens ainsi qu'à convaincre les pays du Mercosur de ne pas s'y opposer, a-t-il expliqué à la presse.
Au Conseil de l'UE, les représentants permanents des États membres (Coreper) devraient donner leur feu vert au projet de règlement courant novembre (EUROPE 13747/19).
Le même jour, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le président brésilien, Lula da Silva, ont affirmé leur volonté de signer l'accord de libre-échange lors du sommet des pays du Mercosur, le 20 décembre à Rio de Janeiro, a indiqué le président brésilien sur le réseau social X. (Léa Marchal)