Dans une analyse publiée jeudi 30 octobre, le centre de réflexion Bruegel s’est penché sur les écarts de patrimoine entre hommes et femmes au sein de l’UE.
Quatre vagues de l’enquête de la Banque centrale européenne sur les finances et la consommation des ménages (HFCS), de 2010 à 2021, servent ainsi de base pour étudier la situation des personnes seules, jamais mariées, âgées de 25 à 65 ans et sans enfants.
Le patrimoine des femmes reste légèrement inférieur à celui des hommes (en moyenne 91%, et 92% au niveau médian).
Mais si les écarts sont faibles parmi les moins aisés, ils s'affirment davantage dans les classes moyennes et supérieures. Parmi les personnes les plus fortunées, l’écart atteint 25 à 40%.
Ce phénomène, qui s'est intensifié au fil des années, s’explique notamment par des comportements financiers divergents.
Les hommes seraient davantage propriétaires, entrepreneurs ou investisseurs dans des actifs risqués, tandis que les femmes privilégient des placements plus prudents.
En outre, il est à préciser que d’importantes disparités sont constatées entre les États membres, et ce en raison des régimes successoraux, de l’accès à la propriété, des parcours professionnels et des comportements d’investissement.
L'analyse : https://aeur.eu/f/jcg (Nithya Paquiry)