Le Comité des représentants des États membres auprès de l'UE (Coreper) tentera de s’accorder, mercredi 12 novembre, sur la position de l’UE en vue de la 11e session de la Conférence des Parties à la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac (COP11), qui se tiendra du 17 au 22 novembre prochains à Genève.
Plusieurs pays de l’UE, comme l’Italie, la Grèce, Chypre ou la Bulgarie, estiment que la position de l’UE, qui n’est pourtant pas contraignante, anticipe les négociations à venir sur la révision de la législation sur le tabac (une évaluation est en cours au sein de la Commission européenne). Ces pays insistent sur le caractère volontaire des interdictions qui seraient mentionnées dans la position de l'UE en vue de cette COP11.
En effet, le projet de texte sur la position de l’UE pour la COP11 évoque la nécessité de prendre des mesures telles que l’interdiction de la fabrication, de l’importation, de la distribution et de la vente de cigarettes filtrées, ou encore l’instauration de restrictions sur les nouveaux produits du tabac, afin de protéger les jeunes.
Les pays comme l’Italie ou la Grèce ne souhaitent pas que de telles interdictions soient mentionnées.
D’autres États membres, en revanche, demandent que la position de l’UE comprenne des mesures ambitieuses de lutte contre les produits du tabac.
Lors de la réunion du Coreper de mercredi 5 novembre, les délégations des États membres ne sont pas parvenues à un accord sur la position de l’UE.
Le 22 octobre dernier, le secrétariat de la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac (CCLAT) a alerté les gouvernements et le public sur le fait que l’industrie du tabac « intensifie ses efforts pour interférer avec le travail de la COP afin d’affaiblir les mesures mondiales de lutte contre le tabac ». (Lionel Changeur)