La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, n'assistera pas au sommet entre les pays de l'Union européenne, d'Amérique latine et des Caraïbes (CELAC), dimanche 9 novembre à Santa Marta, en Colombie.
Interrogée, la porte-parole de l'institution de l'UE, Paula Pinho, a confirmé l'absence de Mme von der Leyen, mardi 4 novembre. « Compte tenu de l'agenda politique européen actuel et de la faible participation des autres chefs d'État ou de gouvernement, la présidente von der Leyen ne participera pas au sommet », a-t-elle indiqué. Elle a assuré que Mme von der Leyen restait « pleinement engagée en faveur du renforcement des relations entre l'UE et la CELAC », promettant que la Commission se coordonnera étroitement avec le Conseil de l'UE sur les résultats attendus du sommet relevant de sa responsabilité.
À la demande de Mme von der Leyen, la Haute Représentante de l'UE pour les Affaires étrangères, Kaja Kallas, représentera la Commission européenne à Santa Marta.
Les services du président du Conseil européen ont été informés de l'absence de la présidente de la Commission au sommet UE/CELAC.
« Le président Costa reste pleinement attaché au partenariat stratégique UE/CELAC et, en cette période d'instabilité et d'incertitude, il est essentiel que l'UE continue d'agir en tant que partenaire fiable et prévisible », a indiqué une porte-parole de M. Costa, mardi 4 novembre. « Le président Costa se rendra à Santa Marta pour coprésider [le sommet avec le président colombien, Gustavo Petro, NDLR] et représenter l'UE », a-t-elle ajouté, soulignant l'importance de « maintenir un dialogue actif avec les pays de la CELAC » et de « poursuivre la pratique consistant à organiser régulièrement des sommets entre les deux régions ».
C'est la première fois depuis le début du cycle institutionnel que M. Costa et Mme von der Leyen ne représenteront pas, ensemble, l'UE lors d'un sommet bilatéral. Or, les deux dirigeants seront présents, quelques jours plus tôt, au lancement de la conférence climatique COP30 à Belém au Brésil.
D'aucuns expliquent la décision de Mme von der Leyen en invoquant la faible participation présumée des dirigeants européens, latino-américains et caribéens au sommet UE/CELAC, deux ans après celui de Bruxelles, au cours duquel les pays partenaires avaient annoncé leur volonté de prendre un nouveau départ dans leurs relations bilatérales (EUROPE 13225/1).
Le président français, Emmanuel Macron, et le chancelier allemand, Friedrich Merz, ne seront pas du voyage. En revanche, le président brésilien, Luiz Inácio Lula da Silva, sera présent à Santa Marta.
D'autres font valoir que, face à la politique agressive que mène le président américain, Donald Trump, vis-à-vis du Venezuela et de la Colombie au nom de la lutte contre le trafic de drogue, mieux vaut éviter de s'afficher en compagnie du leader colombien, directement sanctionné par les États-Unis.
Lundi soir, la République dominicaine a annoncé qu'après une analyse « minutieuse » de « la situation dans la région », elle avait décidé de reporter à 2026 la tenue du sommet des Amériques. (Mathieu Bion)