Dans une lettre datée de jeudi 25 septembre, une vingtaine d'organisations de la protection des libertés civiles exhortent Google et Meta à ne pas mettre fin à la diffusion de publicités payantes liées aux élections sur leurs plateformes, arguant que cela laisserait le champ libre aux contenus les plus extrêmes.
Google a récemment annoncé qu'elle allait mettre à jour ses règles relatives au contenu politique, juste avant l'entrée en vigueur du nouveau règlement sur le ciblage et la transparence de la publicité politique (TTPA) (EUROPE 12840/5).
L'entreprise a emboîté le pas à Meta, qui avait averti de son intention de ne plus autoriser « de publicités sur la politique, les élections et les questions sociales sur ses plateformes dans l'UE à partir d'octobre » (EUROPE 13688/11).
Les signataires craignent que ce vide favorise les contenus les plus extrêmes et chargés émotionnellement au détriment des contenus modérés. « Dans un tel environnement (...), la nouvelle interdiction risque de réduire la visibilité des voix modérées et d'accélérer ainsi la radicalisation, au détriment du discours démocratique », affirment-ils.
Les organisations demandent à Google de « réexaminer » la possibilité de diffuser des publicités politiques qui ne reposent pas sur le suivi et le profilage et à veiller à ce que les organisations de la société civile puissent continuer à mener des campagnes légitimes « sans restriction arbitraire ».
Voir la lettre : https://aeur.eu/f/imx (Isalia Stieffatre)