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Bulletin Quotidien Europe N° 13717
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ÉDUCATION - JEUNESSE - CULTURE - SPORT / Éducation

CFP 2028-2034 - les eurodéputés partagent des inquiétudes sur la gouvernance, le financement, l’inclusion et la formation professionnelle

La commission de la culture et de l’éducation (CULT) du Parlement européen a examiné, mercredi 24 septembre, la proposition de programme Erasmus+ pour la période 2028-2034. Présentée en juillet par la Commission européenne (EUROPE 13683/5), la proposition prévoit pour le prochain budget à long terme de l'UE (2028-2034) la fusion d’Erasmus+ et du Corps européen de solidarité, avec un budget porté à 41 milliards d’euros, contre 26,5 milliards actuellement.

Selon le chef d’unité à la Direction générale de l’éducation, de la jeunesse, du sport et de la culture (DG EAC) de la Commission européenne, Michael Teutsch, il s'agit tant d'« aider à faire face aux grands défis de compétitivité et de compétence », que de défendre « les valeurs européennes et la participation démocratique ».

La fusion avec le Corps européen de solidarité tend à « avoir une offre unique pour les jeunes », alliant mobilité, bénévolat et apprentissage tout au long de la vie.

Pour Nela Riehl (Verts/ALE, allemande), qui présidait la séance, « cette fusion entre le Corps et Erasmus+ représente un nouveau chapitre passionnant ». Néanmoins, a-t-elle rappelé, un « problème de gouvernance », relatif à la gestion et à la mise en œuvre du programme, est à résoudre. 

Bogdan Andrzej Zdrojewski (PPE, polonais), qui a salué la flexibilité du futur programme, s'est toutefois inquiété d'un affaiblissement de la solidarité, notamment pour le suivi des jeunes sans emploi ni formation. 

Hannes Heide (S&D, autrichien) a estimé qu’« Erasmus+ rest(ait) sous-financé » malgré l’augmentation annoncée et a ajouté que, même avec une hausse, « nous n’allons pas pouvoir vraiment transposer le double de ce que nous voudrions faire ».

En outre, Marcos Ros Sempere (S&D, espagnol) a rappelé que, sans un financement pour les coûts réels de mobilité, Erasmus+ risque de rester « inaccessible à tous ceux qui ne peuvent pas voyager ». Brigitte Van den Berg (Renew Europe, néerlandaise), quant à elle, a appelé à davantage de moyens destinés à la formation professionnelle, en dénonçant que l’égalité de traitement budgétaire avec les universités ne garantit pas une réelle égalité, en raison du nombre plus élevé d’étudiants concernés.

La Commission a précisé que, si l’augmentation affichée est de 50% par rapport à la période actuelle, la hausse effective correspond plutôt à 30%, une fois l’inflation prise en compte. Michael Teutsch a ajouté qu’Erasmus+ devrait s’appuyer sur d’autres financements européens, comme les fonds régionaux ou Horizon Europe, pour élargir son impact. (Nithya Paquiry)

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