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Bulletin Quotidien Europe N° 13717
POLITIQUES SECTORIELLES / SantÉ

« Nous avons considérablement augmenté la capacité d’action de l’UE grâce au budget » proposé, assure Olivér Várhelyi

Le commissaire européen à la Santé, Olivér Várhelyi, a défendu, jeudi 25 septembre, la proposition sur le volet 'santé' du cadre financier pluriannuel (CFP) de l'UE pour 2028-2034, en assurant que « nous avons considérablement augmenté la capacité d’action de l’UE en matière de santé grâce à ce budget ».

Lors d'un échange de vues avec les membres de la commission de la santé publique du Parlement européen, le commissaire a estimé que « les temps dans lesquels nous vivons exigent que nous ayons une approche beaucoup plus large que de nous concentrer uniquement sur la santé ». C’est pourquoi « nous disposons d’un budget beaucoup plus complet », car « nous faisons maintenant intervenir d’autres secteurs pour renforcer nos secteurs de la santé ».

Olivér Várhelyi a même déclaré qu'en comparant avec ce que l'UE a fait dans le cadre de l’initiative 'UE pour la santé', « vous verrez que, dans le prochain budget, nous ferons beaucoup, beaucoup plus ». Il a dit espérer que cette assemblée « nous aidera à préserver la proposition telle quelle, ou même peut-être à l’augmenter, je ne sais pas ».

Le commissaire a assuré aux députés que la Commission continuerait à financer toutes les initiatives, que ce soit le plan 'L’Europe bat le cancer', les réseaux de référence ou la lutte contre l'antibiorésistance. « Tout ce que nous finançons dans le cadre de l’actuelle initiative 'UE pour la santé' se poursuivra. Ce sont des objectifs à long terme. Ils ne sont pas limités à un seul mandat ou à un seul cadre financier pluriannuel », a insisté Olivér Várhelyi.

En répondant à Ruggero Benedetto Italo Razza (CRE, italien), le commissaire a admis que « si nous n’améliorons pas également l’aspect 'santé publique', nous ne pourrons jamais accroître notre compétitivité ». Il a ajouté qu'il y aurait un renforcement de l’élément 'prévention' dans le plan d'action de l'UE sur les maladies cardiovasculaires. « Grâce aux mégadonnées que nous générons désormais, nous pouvons déterminer très précisément le niveau de risque encouru par chaque individu », a-t-il précisé. « Quant à savoir si je pourrai convaincre mes collègues commissaires responsables des aspects financiers et budgétaires d’accepter que l’investissement dans la prévention soit considéré comme un coût pouvant être déduit des déficits budgétaires nationaux, je n’en suis pas si sûr », a-t-il ironisé.

Aujourd’hui, dans le cadre d’Horizon Europe, le volet 'santé' représente 8,2 milliards d’euros (2028-2034). Dans le futur CFP, la recherche collaborative dans ce domaine passera à 20 milliards d’euros, a précisé le commissaire.

« Si nous voulons être à la pointe en matière de santé et offrir des résultats plus rapides et meilleurs aux patients, nous avons besoin d’instruments de financement à la hauteur de nos ambitions », a-t-il souligné. C’est là qu’intervient le Fonds pour la compétitivité. « Nous sommes passés de 4,6 milliards d'euros au titre de 'UE pour la santé' à 22,6 milliards, pour créer une fenêtre dédiée à la santé, à la biotechnologie, à l’agriculture et à la bioéconomie », a conclu le commissaire. (Lionel Changeur)

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