Dans un article publié mardi 2 septembre, le média MLex affirme qu'une amende à l'encontre de Google, qui devait normalement être dévoilée dans la journée, a été suspendue quelques heures avant l'annonce, en raison de l'opposition du commissaire européen au Commerce, Maroš Šefčovič.
Une information démentie par la Commission, qui affirme que l'enquête est « toujours en cours » et « qu'aucune décision n'a été adoptée ».
« Ce genre d'arbitrage relève d'une décision collégiale, comme c'est toujours le cas au sein du Collège. Tous les membres ont leur mot à dire », a rappelé la porte-parole de l'institution.
La Commission a également réfuté toute implication du Département de la Justice (DoJ) américain, comme le prétendait MLex. Selon ce média, Gail Slater, procureur général adjoint à la division antitrust du DoJ, aurait envoyé un e-mail à la Commission, suggérant de reporter la décision contre Google.
L'institution européenne se borne à affirmer que, si elle coopère effectivement avec les États-Unis, les procédures internes de ce genre ne sont pas influencées par cette relation.
Certains responsables et hauts fonctionnaires européens craignent qu'une condamnation par l'UE d'une entreprise technologique américaine, fût-ce pour une affaire totalement décorrélée, provoque l'ire de Washington et mette en péril certaines concessions commerciales, du côté américain, en matière de réduction des droits de douane ou les exemptions accordées.
En 2023, Google avait été suspecté par la Commission d'un abus de position dominante dans le domaine de la publicité en ligne, en favorisant ses propres services d'annonces au détriment de ceux de ses concurrents (EUROPE 13201/14). (Isalia Stieffatre)