Dans un rapport publié mardi 2 septembre, le Groupe d’États contre la corruption du Conseil de l’Europe (GRECO) salue les progrès du Portugal, mais estime que « d’autres actions sont nécessaires ».
S’agissant des hautes fonctions de l’exécutif, le GRECO salue la mise en œuvre du 'Mécanisme national anticorruption', celle de l’'Entité pour la transparence' ainsi que l’adoption d’un Code de conduite.
Le GRECO réclame toutefois des « mesures plus résolues » en matière de contrôle d’intégrité pour les personnes exerçant de hautes fonctions exécutives.
La nouvelle 'Stratégie nationale anticorruption' et son 'Plan d’action 2025-2028' n’ont pas encore été adoptés, déplore le GRECO, qui relève aussi l’absence de plan spécifique de prévention des risques de corruption pour les hauts responsables exécutifs.
Une clarification des règles relatives aux cadeaux et l’extension aux membres de cabinet des obligations de déclaration de patrimoine et de restrictions après la cessation de fonctions sont également réclamées.
Concernant les forces de l’ordre, le GRECO salue l’adoption du nouveau 'Code de conduite de la Police de sécurité publique' ainsi que les travaux en cours pour finaliser celui de la Garde nationale républicaine.
Il insiste cependant sur la nécessité d’améliorer l’équilibre entre les sexes et réclame la mise en place d'un mécanisme de conseil confidentiel et d'un système de contrôle régulier.
Il signale aussi que les deux forces doivent encore se doter de stratégies spécifiques de lutte contre la corruption et que les effectifs de l’Inspection générale de l’administration interne (IGAI) devraient être augmentés.
Le Portugal devra informer le GRECO de ses progrès avant le 30 septembre 2026.
Lien vers le rapport : https://aeur.eu/f/i89 (Véronique Leblanc)