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Bulletin Quotidien Europe N° 13694
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Invasion Russe de l'Ukraine / Ukraine

Les ministres européens vont de nouveau se pencher sur la situation en Ukraine lors de leurs réunions informelles en fin de semaine

Les ministres européens de la Défense, puis leurs homologues des Affaires étrangères discuteront, vendredi 29 et samedi 30 août, de la situation en Ukraine et du soutien à apporter à Kiev. Ces rencontres informelles, à Copenhague, viendront clore un mois d’août chargé sur le plan diplomatique, avec une rencontre entre les présidents américain, Donald Trump, et russe, Vladimir Poutine, le 15 août en Alaska, puis une réunion entre M. Trump, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, des dirigeants européens (Allemagne, France, Finlande, Italie, Royaume-Uni et Commission européenne) et le secrétaire général de l’OTAN le 18, à Washington. 

Alors que ces rencontres n'ont permis aucune avancée concrète, que les combats continuent en Ukraine, qu’aucune date n’a été fixée pour la rencontre annoncée entre les présidents ukrainien et russe et que le président américain s'est donné deux semaines pour prendre une décision concernant la suite, les Européens devraient notamment discuter des garanties de sécurité qu’ils pourraient apporter à Kiev.

Lundi 25 août, à son arrivée dans la capitale ukrainienne, le vice-chancelier allemand, Lars Klingbeil, a demandé des « garanties de sécurité fiables qui assurent une paix durable pour l'Ukraine », ajoutant que son pays assumerait ses responsabilités.

Accent mis sur les garanties de sécurité. Quelques jours plus tôt, le 19 août, à l’issue d’une réunion de la 'Coalition des volontaires', puis d’un Conseil européen informel par visioconférence, et dans la foulée de la rencontre de Washington, le président du Conseil européen, António Costa, avait estimé qu’une des priorités était la préparation de ces garanties pour un futur processus de paix.

« Les futures garanties de sécurité reposeront toujours sur les forces armées ukrainiennes elles-mêmes. Par conséquent, le renforcement de leur capacité constitue un moyen concret de consolider les mesures de sécurité à l'avenir », a-t-il expliqué, appelant aussi à lever le blocage sur la 'Facilité européenne pour la Paix' à destination de l’Ukraine. 

En amont de la rencontre à Washington, à laquelle elle a participé, et lors d’un point presse à Bruxelles avec M. Zelensky, le 17 août, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, avait jugé qu’il fallait disposer de garanties de sécurité solides pour protéger les intérêts vitaux de l'Ukraine en matière de sécurité, mais aussi ceux de l'Europe.

« L'Ukraine doit être en mesure de préserver sa souveraineté et son intégrité territoriale. Aucune limite ne peut être imposée aux forces armées ukrainiennes, qu'il s'agisse de coopération avec d'autres pays tiers ou de l'assistance d'autres pays tiers ; aucune limite ne peut être imposée aux forces armées ukrainiennes », a-t-elle souligné.

Mme von der Leyen, M. Costa, la France et le Royaume-Uni - coprésidents de la 'Coalition des volontaires' - ont en outre salué la volonté du président Trump de contribuer aux garanties de sécurité, telles que celles prévues par l'article 5 du Traité de Washington de l'OTAN sur le principe de défense collective.

« Il est particulièrement significatif que le président Trump ait confirmé la volonté des États-Unis de participer aux mesures de sécurité sur lesquelles la coalition des pays volontaires travaille depuis quelques mois », a souligné le président du Conseil européen.

La France et le Royaume-Uni ont aussi rappelé que la 'Coalition' jouera un rôle essentiel concernant les garanties, notamment par le biais de la 'Force multinationale pour l’Ukraine'. Ils ont également réitéré leur disposition à déployer une force de réassurance une fois que les hostilités auront cessé afin d’aider à sécuriser les espaces aérien et maritime de l’Ukraine et de reconstruire les forces armées ukrainiennes. La Russie a encore rappelé, ces derniers jours, qu'une présence militaire européenne en Ukraine serait « inacceptable ».

La 'Coalition' a en outre estimé que la Russie ne devrait pas pouvoir opposer son veto au chemin de l'Ukraine vers l'UE et l'OTAN. M. Trump, quant à lui, a estimé que les espoirs de Kiev de devenir un Allié étaient « impossibles ».

Si, lors de leur sommet informel, les dirigeants européens ont discuté de mesures concrètes que l’UE pourrait prendre pour concrétiser le processus de négociation et soutenir M. Trump dans ses efforts de paix, ils ont souligné, contrairement aux annonces américaines concernant le territoire ukrainien, que « les frontières internationales ne peuvent être modifiées par la force ». « Ces décisions doivent être prises par l'Ukraine seule et elles ne peuvent être prises sans la participation de l'Ukraine », a rappelé Mme von der Leyen.

Préparation de nouvelles sanctions. Si les efforts diplomatiques semblent se poursuivre, les Européens ont annoncé, par la voix de la Haute Représentante, Kaja Kallas, à l’issue d’une réunion informelle par visioconférence des ministres des Affaires étrangères européens, le 11 août, qu’ils prépareraient le 19e paquet de sanctions à l’encontre de la Russie. La présidente de la Commission a précisé que ce paquet serait prêt début septembre.

En amont de la réunion en Alaska, les membres de la 'Coalition des volontaires' avaient prévenu que les sanctions et les mesures économiques plus larges visant à faire pression sur l'économie de guerre russe devraient être renforcées, si la Russie n'acceptait pas un cessez-le-feu en Alaska.

Le précédent paquet de sanctions a été adopté le 18 juillet (EUROPE 13684/7). (Camille-Cerise Gessant)

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