La Haute Représentante de l’UE, Kaja Kallas, a regretté, dimanche 24 août, la décision des États-Unis d’imposer des sanctions contre deux procureurs adjoints - Nazhat Shameem Khan et Mame Mandiaye Niang - et deux juges - Nicolas Yann Guillou (français) et Kimberly Prost (canadienne) - de la Cour pénale internationale (CPI) travaillant sur le personnel américain en Afghanistan ou sur les mandats d'arrêt contre les responsables israéliens.
« Cette décision pourrait avoir des répercussions sur le fonctionnement du Bureau du Procureur et sur les enquêtes en cours », a-t-elle dénoncé dans un communiqué.
Mme Kallas a prévenu que l’UE apporterait tout son soutien et sa contribution pour assurer la protection de la CPI et de son personnel contre les pressions ou menaces extérieures et qu’elle suivrait de près les implications du décret américain. « Nous évaluerons les éventuelles mesures supplémentaires », a-t-elle prévenu.
La Haute Représentante a rappelé que les attaques ou menaces contre la Cour, les élus, le personnel et les personnes coopérant avec elle étaient « inacceptables ». « La CPI doit pouvoir travailler en toute indépendance et impartialité », a-t-elle expliqué, rappelant le soutien indéfectible de l’UE à la Cour. (Camille-Cerise Gessant)