La Chine a répliqué « œil pour œil, dent pour dent », dans le conflit qui l'oppose à l'UE sur les appareils médicaux. Le 20 juin, la Commission européenne avait décidé de restreindre l’accès des appareils médicaux chinois aux marchés publics européens de plus de 5 millions d’euros (EUROPE 13664/23). Si cette décision européenne répondait à des restrictions chinoises, cela n’a pas empêché Pékin de surenchérir et d’imposer des mesures 'miroir' aux appareils médicaux venant de l’UE.
Ainsi, depuis le 6 juillet, les entreprises européennes sont totalement exclues des marchés publics chinois de plus de 5,3 millions d’euros (45 millions de yuans) concernant l’achat de dispositifs médicaux allant des pièces de prothèse aux instruments chirurgicaux.
Pékin a également copié la logique de la Commission européenne pour les offres faites par des entreprises non européennes : les appareils médicaux fournis par des pays non européens ne devront pas contenir de composants fabriqués dans l'UE pour plus de 50% du montant du contrat.
Vendredi dernier, la Chine s’en est déjà prise aux importations de brandy européen (EUROPE 13674/4). De plus, elle a indiqué vouloir réduire le format du sommet UE/Chine qui doit se tenir les 24 et 25 juillet (EUROPE 13674/3). (Léa Marchal)