À l'instar du 'Comité budgétaire européen' (EUROPE 13665/27), l'Eurogroupe a estimé, lundi 7 juillet, qu'en 2026, l'orientation budgétaire au niveau de la zone euro devrait être restrictive si l'on exclut une augmentation des dépenses nationales dans le secteur de la défense.
« En excluant l'augmentation des dépenses de défense, les restrictions budgétaires restent appropriées. Nous prévoyons une orientation budgétaire globalement neutre dans la zone euro en 2026, ce qui semble globalement approprié dans l'environnement économique actuel », déclarent les vingt ministres des Finances dans leur déclaration.
Cette position ne tient pas compte du programme budgétaire pluriannuel de l'Allemagne à moyen terme, qui prévoira une forte augmentation des dépenses militaires nationales et que Berlin présentera fin juillet.
Évoquant l'activation, par onze pays de la zone euro (sur quinze États membres au total), de la clause dérogatoire nationale du Pacte de stabilité et de croissance, l'Eurogroupe souligne l'importance de mettre en œuvre cette clause de « façon prudente », de manière à maintenir des finances publiques soutenables à moyen terme. Cette clause étant activée pour quatre ans à ce stade, il s'engage à travailler à « une repriorisation graduelle des budgets nationaux » pour tenir compte de l'augmentation des dépenses militaires, tout en continuant à « relever les autres défis structurels et sociaux ».
Concernant la croissance, les ministres s'attendent à une création modérée de richesses en 2025, mais qui devrait s'accélérer en 2026, poussée par la hausse des revenus des ménages et malgré les tensions commerciales internationales. Les risques à la baisse demeurent néanmoins majoritaires, admettent-ils.
L'Eurogroupe réexaminera en décembre l'orientation budgétaire de l'Eurozone.
Voir la déclaration ministérielle : https://aeur.eu/f/hqu (Mathieu Bion)