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Bulletin Quotidien Europe N° 13675
Sommaire Publication complète Par article 13 / 35
POLITIQUES SECTORIELLES / Climat

Le centre de réflexion Bruegel appelle l'UE à une nouvelle architecture internationale qui associe davantage les pays émergents

Le centre de réflexion Bruegel a publié, mardi 1er juillet, un document de position qui appelle l’Union européenne à prendre la tête d’une nouvelle architecture internationale pour l’action pour le climat et la nature, en collaboration avec les économies émergentes.

L’étude 'Paris Report 2025', réalisée en partenariat avec le Centre for Economic Policy Research (CEPR), soutient une approche qui permettrait la convergence entre les intérêts économiques des pays du Nord et ceux des pays émergents.

Alors que les deux tiers des émissions mondiales de gaz à effet de serre proviennent désormais des pays en développement, dont la Chine, les auteurs estiment que la réussite de la transition climatique et de la restauration de la biodiversité dépendra aussi en grande partie des engagements suivis par ces États.

Pour y parvenir, ils proposent de s’éloigner des engagements volontaires pour inscrire les objectifs climatiques et de protection de la nature dans les mécanismes du commerce, de la finance et de la politique industrielle.

Bruegel plaide ainsi pour une coalition internationale autour d’un mécanisme commun d’ajustement carbone aux frontières (CBAM) lié à un système de tarification différenciée du carbone.

Aussi, il s’agirait de permettre un financement climatique de plus en plus important, à condition de mettre en place des obligations vérifiables de décarbonation, surtout dans le secteur de l’électricité. 

Le centre de réflexion appelle aussi au développement de partenariats industriels entre l’UE et les pays qui bénéficient d’un fort potentiel en énergies renouvelables, pour y relocaliser les étapes de production les plus énergivores.

Enfin, il faudrait repenser les marchés du carbone et créer un nouveau type d’actif, des 'actions nature' ('nature shares'), en vue de financer à grande échelle la restauration des écosystèmes.

Au regard des divisions géopolitiques couplées au désengagement des États-Unis vis-à-vis de l’action climatique, qui « ralentissent la transition vers un modèle économique plus durable, conforme à l'accord historique de Paris sur le climat de 2015 », les auteurs avancent que des coalitions de pays volontaires restent une bonne solution, mais qui dépendra d’un positionnement fort de l’Union européenne. 

Cette dernière bénéficie d’un certain consensus en son sein, mais aussi de son système d’échange de quotas d’émissions et d’une ambition climatique affirmée, selon Bruegel.

 Lire le rapport : https://aeur.eu/f/hqt  (Nithya Paquiry)

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