Pékin a annoncé, vendredi 4 juillet, qu’elle imposerait un tarif antidumping définitif sur les spiritueux européens à partir de samedi 5 juillet. Cela confirme les droits provisoires mis en place en octobre 2024 (EUROPE 13499/27).
Cette mesure cible surtout le cognac français, dont un quart des exportations sont destinées au marché chinois. Le taux le plus élevé, 34,9%, s’applique au géant français du cognac Hennessy.
Ces dernières semaines, quelques producteurs français ont trouvé des accords avec la Chine pour fixer des prix minimums à l’importation, leur permettant d’éviter les tarifs.
L’annonce de ces tarifs antidumping est un signe de plus de la détérioration récente des relations entre l’UE et la Chine, alors que les deux parties doivent se réunir en sommet à la fin du mois (voir autre nouvelle).
Vendredi 4 juillet, la Commission européenne a déploré l’imposition de tarifs définitifs par Pékin, qu’elle juge infondée. Selon le porte-parole de la Commission chargé du Commerce, Olof Gill, les remarques et objections de l’UE communiquées à Pékin concernant les « manquements dans l’enquête » n’ont, à aucun moment, été traitées par la Chine.
En novembre 2024, la Commission avait déjà engagé des poursuites à l’Organisation mondiale du commerce sur ces droits de douane (EUROPE 13531/9). (Léa Marchal)