Les représentants des employeurs du secteur de la construction (FIEC) ont publié, lundi 30 juin, leurs attentes quant à la 'Feuille de route sur les emplois de qualité', que la Commission européenne doit présenter d’ici fin 2025.
Le secteur demande notamment que cette 'Feuille de route' reflète les besoins des employeurs. Pour créer des emplois de qualité, les entreprises doivent bénéficier d'une stabilité économique et juridique et être en mesure d'investir dans la main-d'œuvre.
La FIEC recommande aussi de ne pas définir les emplois de qualité, « car il s'agit d'un concept multifactoriel et évolutif ». Elle ne préconise pas non plus de nouvelles législations. « La Commission européenne devrait se concentrer sur la mise en œuvre, l'application et le suivi des législations en vigueur », écrit la Fédération, plutôt que « de nouvelles contraintes ».
Du 'Socle européen des droits sociaux' à la 'Directive sur un salaire minimum adéquat', en passant par le 'Cadre stratégique de l'UE pour la santé et la sécurité au travail 2021-2027' et l''Union des compétences', la Commission européenne a déjà établi un cadre solide pour des emplois de qualité, explique la FIEC, qui appelle à se concentrer sur les nombreux défis du secteur, comme la concurrence déloyale ou les pénuries de compétences, mais sans nouvelles législations.
La Commission n’a pas encore arrêté le contenu de cette future 'Feuille de route', mais, selon des sources, le cabinet de la présidente Ursula von der Leyen aurait déjà rejeté la piste d’une directive sur l’intelligence artificielle sur le lieu de travail.
Interrogée le 19 juin à Luxembourg, la vice-présidente de la Commission Roxana Mînzatu avait indiqué que toutes les pistes restaient « ouvertes, entre législations ou orientations » non législatives, et avait surtout estimé crucial de travailler avec les partenaires sociaux.
Lien vers la position : https://aeur.eu/f/hpm (Solenn Paulic)