Sur le fil. L'entreprise Apple avait jusqu'au 26 juin pour présenter à la Commission européenne des propositions alternatives aux règles actuelles de son Apple Store, épinglées dans le cadre du règlement sur les marchés numériques (DMA) et pour lesquelles l'UE a infligé à la firme américaine une amende de 500 millions d'euros en avril (EUROPE 13626/2).
La Commission reprochait à Apple ses règles 'anti-steering', qui ne permettent pas aux développeurs d'orienter librement leurs clients vers d'autres options de téléchargement en dehors de l'App Store (EUROPE 13438/15).
En réponse, et dans une tentative d'esquiver de possibles sanctions journalières futures, la firme à la pomme a affirmé jeudi qu'elle proposait désormais aux développeurs tiers des options supplémentaires pour assurer le paiement des utilisateurs, y compris la possibilité de passer par leurs propres sites web ou magasins d'applications.
Pour autant, Apple se montre toujours aussi opposée aux réclamations européennes et a indiqué qu'elle prévoyait de faire appel de la décision de la Commission.
« La Commission européenne exige qu'Apple apporte une série de modifications supplémentaires à l'App Store. Nous ne sommes pas d'accord avec cette décision et avons l'intention de faire appel », a annoncé l'entreprise, qui a jusqu'au 7 juillet pour saisir le Tribunal de l'UE.
Du côté de la Commission, on indique avoir pris note de ces modifications, qui doivent désormais être évaluées pour estimer leur conformité avec le DMA. (Isalia Stieffatre)