Avec l’ouverture de la conférence de Bonn sur les changements climatiques (SB 62), lundi 16 juin, les négociations techniques internationales sur le climat, six mois après la COP29 de Bakou (Azerbaïdjan) (EUROPE 13531/13), reprennent.
Ces sessions, organisées entre deux Conférences des Nations unies sur les changements climatiques (COP), doivent faire avancer les discussions sur les enjeux de taille que sont l’adaptation, l’atténuation, la transparence et surtout le financement, en vue de la prochaine COP30 à Belém (Brésil).
En ce sens, la mise en œuvre de la 'feuille de route' 'Bakou-Belém' vers les 1 300 milliards de dollars par an pour le climat d’ici 2035 est une question majeure. L’Union européenne y voit une opportunité de consolider les engagements de financement grâce à la mise en œuvre de procédés concrets et inclusifs.
Lors de l’événement de consultation avec les Parties, organisé mercredi 18 juin par les présidences de l’Azerbaïdjan (COP29) et du Brésil (COP30), la représentante de l’Union européenne a salué l’initiative et exprimé le soutien de l’UE à ce processus. « Nous ne sommes pas en train de renégocier l’objectif et je pense que nous en sommes tous soulagés », a-t-elle déclaré.
Aussi, a-t-elle soutenu un engagement qui dépasserait les seuls États et a encouragé une approche plus tournée vers les investisseurs et les porteurs de projets, en parlant de projets à créer entièrement, dits 'Greenfield', de portefeuilles d’investissement, de dettes et de capitaux propres, plutôt que de distinguer strictement financements publics et privés.
De plus, elle a appelé à mettre en place des conditions favorables à l’investissement, en s’attaquant aux freins à l’accès au financement et en améliorant les règles et les conditions locales d’investissement afin de rendre les pays les plus vulnérables plus attractifs pour les financeurs.
Par ailleurs, lors de la séance plénière d’ouverture, l’UE a proposé de modifier le point 20 de l’ordre du jour pour y inclure explicitement les paragraphes 2 et 3 de l’article 9 de l’Accord de Paris, qui portent sur les efforts de soutien financier des pays développés. Elle a aussi proposé une note de bas de page afin de mieux coordonner les discussions financières entre les différentes instances du processus climat des Nations unies que sont la COP, la CMA (réunions des Parties à l’Accord de Paris) et les organes techniques (SB). (Nithya Paquiry)