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Bulletin Quotidien Europe N° 13646
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PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN / Recherche

Le Parlement européen salue l’initiative ‘Choose Europe for science’  visant à attirer les chercheurs, mais réclame plus de financements

Le Parlement européen a débattu de l’initiative ‘Choose Europe for science’ visant à faire de l'Europe un pôle d'attraction pour les chercheurs, jeudi 22 mai, en session plénière (EUROPE 13633/5). Il a salué cette décision, mais a réclamé plus de financements pour les chercheurs.

Pour Christian Ehler (PPE, allemand), cette initiative est « un signal important pour l'Europe et le monde » : « Nous voulons être attractifs pour le monde, mais nous sommes aussi un refuge pour les chercheurs, les femmes chercheurs en Afghanistan, les chercheurs sous pression dans d'autres parties du monde ». Il a ajouté qu’elle nécessite un programme de recherche autonome et solide. « Les budgets de recherche sont donc limités, ce qui est en totale contradiction avec l'ambition que nous avions formulée, à savoir qu'au moins 3% du PIB de l'Europe soit alloué à la recherche et à l'innovation », a-t-il déploré. Les ambitions doivent suivre le courage politique de donner la priorité à la recherche et à l'innovation en Europe, a-t-il ajouté.

« L'initiative de la Commission ne suffit pas : il faut inciter les États membres à construire un cadre législatif capable de renforcer et de soutenir la capacité des chercheurs, de ceux qui ont émigré et que nous voulons faire revenir, de ceux que nous voulons attirer et, surtout, de ceux qui sont restés, mais qui vivent et travaillent dans des conditions précaires », a estimé Giorgio Gori (S&D, italien).

Ilaria Salis (La Gauche, italienne) et Anna Strolenberg (Verts/ALE, néerlandaise) se sont inquiétées des conditions précaires dans lesquelles travaillent actuellement les chercheurs en Europe. Elles ont également dénoncé le 'deux poids, deux mesures' vis-à-vis du traitement des migrants moins qualifiés. « L'Europe devrait toujours être un refuge, un lieu de liberté, de coopération et d'espoir. Ce serait bien [...] si c'était aussi le cas pour les migrants et les demandeurs d'asile qui exercent d'autres métiers et viennent d'autres régions du monde ; mais ce n'est pas le cas », a regretté Mme Salis.

Du côté des conservateurs et de l'extrême droite, les députés des groupes CRE, ENS et PfE se sont opposés à la défense d’une idéologie trop progressiste, selon eux. « Nous devons également affirmer avec force que dépenser de l'argent pour des recherches idéologiques de gauche est tout simplement un gaspillage de fonds », a considéré Piotr Müller (CRE, polonais). (Anne Damiani)

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