Dans une déclaration commune, plusieurs acteurs du secteur des énergies renouvelables ont appelé la Commission européenne et les gouvernements nationaux, mardi 13 mai, à maintenir la configuration actuelle des zones d'appel d'offres, dans le contexte du processus d’analyse et de révision potentielle de ces zones géographiques où l'électricité peut être achetée et vendue sans tenir compte des limites physiques du réseau (EUROPE 13629/10).
« La mise en œuvre de cette décision augmentera l'incertitude du marché et le coût du capital pour les nouveaux projets d'énergie éolienne, ralentira et bloquera les projets proches des décisions finales d'investissement tout en ne résolvant pas les problèmes de congestion existants », ont noté les signataires.
Leur déclaration fait suite à la suggestion par le Réseau européen des gestionnaires de réseaux de transport d'électricité (ENTSO-E) de diviser la zone de tarification de l'Allemagne en cinq zones d'appel d'offres. Les États membres ont six mois pour décider d'accepter ou de rejeter la proposition.
Selon les signataires, l'alternative proposée augmentera la volatilité des prix du marché de gros et les prix négatifs dans certaines des nouvelles zones. Ils soulignent qu’il s’agit d’un risque « qui ne peut être prévu et tarifé de manière appropriée dans les négociations bilatérales de CfD ou de PPA ».
Par ailleurs, ils estiment que les configurations alternatives ont été décidées sur la base d'une méthodologie « obsolète et non holistique », ne tenant pas compte du développement prévu du réseau ni des interactions entre les reconfigurations parallèles potentielles dans les États membres voisins.
Ils estiment aussi que l’impact des configurations alternatives sur l'atténuation de la congestion structurelle du réseau ne serait que « partiel ».
La déclaration : https://aeur.eu/f/gul (Pauline Denys)