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Bulletin Quotidien Europe N° 13627
POLITIQUES SECTORIELLES / Environnement

Les eurodéputés de la commission de l'environnement en désaccord sur les solutions à suivre pour réduire la pollution de l'eau dans l'Union européenne

Les eurodéputés de la commission de l'environnement du Parlement ont discuté des rapports publiés par la Commission européenne, début février (EUROPE 13572/9), sur la mise en œuvre de la directive-cadre sur l’eau et de la directive sur les inondations, couvrant les plans de gestion des districts hydrographiques et des risques d’inondation, jeudi 24 avril. 

Ces rapports ont révélé que « moins de 40% des eaux de surface de l'Union européenne étaient parvenues à un bon état écologique et un quart de celles-ci étaient parvenues à un bon statut chimique », a déclaré Veronica Manfredi de la DG Environnement de la Commission européenne.

Cette dernière a déclaré que l'agriculture, par des pratiques non durables et le recours aux engrais et aux pesticides, mais aussi la pollution atmosphérique engrangée par les combustibles fossiles font partie des principales sources de pollution de l'eau. 

Les eurodéputés se sont ensuite montrés en désaccord sur les solutions à suivre pour parvenir à un bon état écologique des eaux d'ici 2027. Rappelant que « l'eau se convertit en aliment pour nous tous », Carmen Crespo Díaz (PPE, espagnole) a invité à ne pas « démoniser » les agriculteurs et à privilégier la voie des nouvelles pratiques génomiques. 

Au contraire, Martin Häusling (Verts/ALE, allemand) a estimé que l'agriculture intensive et ses rejets représentaient « le plus gros problème ». Regrettant que l'on ne « parle plus de 'Pacte vert' », l'eurodéputé allemand a déclaré que la question de la sécurité alimentaire fait figure d'excuse « pour pouvoir continuer à pratiquer l'agriculture intensive ». 

Veronica Manfredi a reconnu qu'il y avait des lacunes à ce sujet, mais a rappelé que l'agriculture intensive avait été mentionnée lors de la mandature précédente, dans le cadre du 'Pacte vert européen', et que la Commission européenne avait « soumis une proposition visant à couvrir et les volailles et les porcs qui sont responsables de la pollution par nitrates ». De même, la Commission avait envisagé de « couvrir les bovins », mais « les collecteurs ont décidé de ne pas couvrir ces exploitations agricoles ». Une plus grande couverture de domaines de l'agriculture intensive va désormais « permettre de limiter la pollution en nitrates », a prévenu la Commission. (Florent Servia)

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