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Bulletin Quotidien Europe N° 13621
Invasion Russe de l'Ukraine / Ukraine

Les deux tiers de l’initiative européenne de Kaja Kallas sur les munitions seraient remplis

La Haute Représentante de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Kaja Kallas, a annoncé, lundi 14 avril, que les Européens avaient « déjà atteint les deux tiers de (son) initiative sur les munitions ». « Ce n’est pas 100%, mais ça avance », a-t-elle expliqué à l'issue du Conseil des Affaires étrangères, à Luxembourg. Il s’agit de fournir 2 millions de munitions, ce qui représente environ 5 milliards d’euros, en 2025.

Kaja Kallas a précisé que certains États membres avaient proposé des munitions et d’autres des financements pour des munitions. « L’initiative tchèque (qui a aussi pour objectif d’envoyer des munitions à l’Ukraine, NDLR) a une carte des munitions disponibles (dans le monde, à l'achat, NDLR) et le Service européen pour l’action extérieure a fait de même, donc nous pouvons avancer assez rapidement », a expliqué Mme Kallas.

« Avec la nouvelle initiative de soutien d’artillerie de deux millions d'obus, nous montrons clairement que la politique étrangère européenne signifie un soutien européen commun à la paix en Ukraine », a souligné la ministre allemande, Annalena Baerbock, dont le pays fournit un quart de l’aide. Alors que les Pays-Bas vont envoyer 340 000 munitions, le ministre néerlandais, Caspar Veldkamp, a estimé que d’autres pays pouvaient faire davantage et que le plan de Kallas visait à les encourager à faire plus. La Norvège contribuera à hauteur de 4 millions d’euros, selon Mme Kallas.

Plusieurs ministres ont souhaité un renforcement du soutien militaire, notamment sur la défense antiaérienne, à l'image de la Finlandaise Elina Valtonen, qui estime qu'il faut « renforcer les capacités de l'Ukraine, notamment en lui fournissant des munitions, des moyens de défense aérienne et tout le matériel dont elle manque ».

Au-delà du soutien militaire, plusieurs ministres ont appelé à adopter des sanctions supplémentaires à l’encontre de la Russie, condamnant les frappes russes sur Soumy la veille, le dimanche des Rameaux, qui ont tué 34 personnes et en ont blessé plus de 110. L’objectif, selon Mme Kallas, est d’adopter le 17e paquet de sanctions lors du Conseil de mai.

« Alors que l'Ukraine a, depuis plus d'un mois maintenant, consenti à un cessez-le-feu, de toute évidence, Vladimir Poutine n'a aucune intention de cheminer dans cette direction. Il faut donc l’y contraindre », a estimé le ministre français, Jean-Noël Barrot, appelant l’UE « à prendre les sanctions les plus lourdes à l'encontre de la Russie pour asphyxier son économie et l'empêcher d'alimenter son effort de guerre ».

Qualifiant l’attaque de Soumy de « barbare » et de « crime de guerre par définition », le ministre lituanien, Kęstutis Budrys, a estimé qu’il était « temps pour l’Europe d’avancer avec le 17e paquet de sanctions ». Selon lui, le nouveau paquet devrait s’attaquer à tous les secteurs laissés intacts dans le 16e paquet, « à savoir le gaz naturel liquéfié (GNL), Rosatom, un paquet supplémentaire pour la 'flotte fantôme' et des sanctions individuelles supplémentaires ». De même, le ministre irlandais, Simon Harris, a souhaité que le paquet se concentre sur le GNL, sur l’énergie, sur la 'flotte fantôme' et sur la correction des lacunes identifiées dans la mise en œuvre des mesures restrictives.

À l’issue du Conseil, Kaja Kallas a expliqué que mettre des sanctions sur le gaz et le pétrole aurait un effet important, car les énergies permettent à la Russie de financer la guerre.

Par ailleurs, à l’invitation de leur homologue ukrainien, Andriy Sybiha, les ministres qui le souhaitent ou le peuvent pourraient se rendre, le 9 mai, soit juste après leur réunion informelle à Varsovie, en Ukraine, à Lviv, alors qu’en parallèle se tiendront à Moscou les célébrations du Jour de la Victoire. (Camille-Cerise Gessant)

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