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Bulletin Quotidien Europe N° 13604
CONSEIL EUROPÉEN / Ukraine

Volodymyr Zelensky appelle à mettre la pression sur la Russie pour qu’elle accepte le cessez-le-feu

Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a appelé les dirigeants européens, jeudi 20 mars, à faire pression sur la Russie pour que celle-ci accepte les termes de l’accord entre l’Ukraine et les États-Unis du 11 mars.

« Les propositions faites à Djeddah le 11 mars restent toujours sur la table. Nous devons continuer à faire pression sur la Russie pour qu’elle les concrétise », a souligné le président lors d’une intervention par VTC. « Poutine doit cesser de formuler des exigences inutiles qui ne font que prolonger la guerre et commencer à tenir ses promesses au monde », a-t-il ajouté.

Selon lui, la poursuite des efforts diplomatiques ne signifie pas que la Russie doit être soumise à moins de pression. « Il s’agit d’un facteur extrêmement important pour réduire les risques de tromperie de la part de la Russie. Et nous savons tous avec quelle facilité Moscou néglige ses promesses », a-t-il rappelé.

Un message entendu par 26 dirigeants européens – tous sauf la Hongrie – qui, dans leurs conclusions, saluent la déclaration conjointe Ukraine/États-Unis et appellent la Russie à faire preuve d'une réelle volonté politique de mettre fin à la guerre. « Au niveau européen, nous soutenons tous les types de sanctions, tous les types d'actions qui, d'une manière ou d'une autre, servent à consolider un cessez-le-feu qui mène à une paix juste et durable », a promis le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, à son arrivée au Conseil européen.

Alors que les dirigeants européens ont rappelé leur approche 'la paix par la force' et appelé les États membres à intensifier d’urgence les efforts visant à répondre aux besoins urgents de l’Ukraine en matière militaire et de défense, M. Zelensky a estimé qu’il était « nécessaire que (le) soutien à l’Ukraine ne diminue pas, mais, au contraire, qu’il continue et grandisse, et cela est particulièrement vrai pour la défense aérienne, l’assistance militaire et notre résilience globale ».

Il a appelé à des fonds pour les obus d’artillerie, estimant qu’il fallait un soutien européen « d’au moins cinq milliards d’euros dans les plus brefs délais ». Il a aussi appelé à un travail commun sur l’indépendance technologique de l’Europe et à ce que l’instrument ReArm Europe, auquel est associé son pays, « devienne opérationnel le plus rapidement possible ».

« Les Ukrainiens ont besoin d'armes, en particulier de systèmes antiaériens et de munitions. Mais d'un autre côté, ils ont aussi besoin d'argent, purement et simplement, pour financer la production de leur propre industrie de défense, qui s'est fortement développée », a souligné le Premier ministre finlandais, Petteri Orpo.

Saluant les pays qui travaillent avec l’Ukraine sur les futures garanties de sécurité pour son pays, M. Zelensky a appelé les pays qui ne l’ont pas encore fait à rejoindre les efforts. « Nous devons tous être aussi efficaces que possible dans ce travail sur les garanties de sécurité et aussi rapidement que possible », a-t-il souligné. « L’UE et les États membres sont prêts à contribuer aux garanties de sécurité, notamment en soutenant la capacité de l’Ukraine à se défendre efficacement, sur la base de leurs compétences et capacités respectives, conformément au droit international », lui répondent les dirigeants européens dans leurs conclusions. 

Á l'issue du Conseil européen, le président français Emmanuel Macron a annoncé qu'un sommet de la 'coalition des volontaires' serait organisé à Paris jeudi 27 mars, vraisemblablement en présence de Volodymyr Zelensky.

Une nouvelle fois, le président ukrainien a appelé à des sanctions supplémentaires sur la Russie, sanctions qui « doivent rester en vigueur jusqu’à ce que la Russie commence à retirer ses troupes de notre territoire et à compenser pleinement les dommages causés par son agression ». Les dirigeants européens se disent prêts à accroître la pression sur la Russie et soulignent que, « conformément au droit de l’UE, les actifs russes devraient rester immobilisés jusqu’à ce que la Russie cesse sa guerre d’agression contre l’Ukraine et l’indemnise pour les dommages causés par cette guerre ».

Enfin, le président ukrainien a estimé qu’une certaine pression était nécessaire au sein même de l'Union européenne pour garantir que tout ce qui est promis se réalise concernant l’adhésion de son pays à l’UE. « Il n’est tout simplement pas européen qu’une seule personne bloque des décisions qui sont importantes pour l’ensemble du continent ou qui ont déjà été prises », a-t-il dénoncé, ne citant pas ouvertement le Premier ministre hongrois, Viktor Orbán. « L'UE intensifiera son soutien aux efforts de réforme déployés par l'Ukraine sur la voie de l'adhésion à l'UE », promettent les vingt-six États membres, qui soulignent qu’il importe de faire progresser le processus de négociation conformément à « l'approche fondée sur le mérite », « en ouvrant des clusters de chapitres lorsque les conditions sont réunies, en commençant dès que possible par le cluster des questions fondamentales ».

À leur arrivée respective au Sommet, le président lituanien, Gitanas Nausėda, a proposé de fixer la date d'orientation de l'adhésion éventuelle de l'Ukraine à l'UE au 1er janvier 2030, quand le Premier ministre finlandais, Petteri Orpo, a estimé que l’Ukraine devrait adhérer à l’UE au plus tard en 2030.

Voir les conclusions : https://aeur.eu/f/g1a (Camille-Cerise Gessant avec la rédaction)

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