Les députés des commissions de l’environnement et de l'agriculture du Parlement européen se sont montrés divisés, jeudi 20 mars, sur la proposition concernant le cadre de surveillance pour les forêts de l'UE.
Le rapporteur, Éric Sargiacomo (S&D, français), a indiqué que 1 334 amendements avaient été déposés, dont certains de rejet déposés par plusieurs groupes. « Ils sont le signal que de nombreuses évolutions doivent intervenir pour rendre ce règlement acceptable par une majorité », a commenté l’eurodéputé.
M. Sargiacomo considère que « nous pouvons trouver un chemin vers un compromis soutenu par une majorité ». Selon lui, il faut donner une place plus grande dans le texte aux inventaires forestiers nationaux et renforcer les pouvoirs de contrôle des États sur l'utilisation des données. Le rapporteur a suggéré de soutenir la mise en place d’un système d'information géographique qui soit le centre de la coopération entre les États et l'Union européenne. « En supprimant l'article 4 et l'annexe 1, cette proposition viderait en l'état le texte de sa substance », a-t-il estimé. « Les inventaires forestiers nationaux existent déjà », a indiqué l'autre rapporteur, Emma Wiesner (PPE, suédoise). « Un grand nombre de collègues, dans leurs amendements, demandent plus de subsidiarité », a-t-elle noté.
Pour Alexander Bernhuber (PPE, autrichien), le texte « ne donne pas suffisamment de flexibilité aux États membres et la collecte de données prévue ne permettra pas d'avoir des forêts résilientes ».
« Nous pensons que les forêts sont une compétence nationale », ont dit des élus des groupes PfE et CRE. (Lionel Changeur)