Le Portugal, l’Espagne, la Slovaquie et la Slovénie ont présenté une vision commune du Fonds pour la compétitivité en amont du Conseil 'Compétitivité' du 12 mars.
Les quatre États membres ont détaillé, dans leur note datée du 7 mars, ce que devra contenir, selon eux, le pilier industriel du fonds pour la compétitivité au sein du cadre financier pluriannuel post-2027 (EUROPE 13598/5).
Ce pilier industriel devra « renforcer la capacité de production en Europe, en s’appuyant sur les succès du programme Next Generation EU, tout en étant en ligne avec le 'Pacte vert' et la transition numérique ».
Le Portugal, l'Espagne, la Slovaquie et la Slovénie ont demandé l'allocation de « ressources spécifiques (...) aux États membres moins industrialisés », afin de garantir « une participation équitable » pour une « croissance plus inclusive ». Dans le même esprit, les quatre États membres ont insisté pour qu'une « attention particulière » soit accordée aux PME.
En soutenant des projets industriels « dans toutes les régions », le fonds pour la compétitivité devra ainsi contribuer « à la cohésion socioéconomique » et favoriser « les synergies entre les pôles industriels émergents et établis ».
Par cette approche, les quatre États membres ont illustré la crainte, partagée par certains États membres très attachés à la cohésion, que le fonds pour la compétitivité entraîne des déséquilibres. Au contraire, selon le Portugal, l’Espagne, la Slovaquie et la Slovénie, le fonds pour la compétitivité devra garantir « un partage équitable des bénéfices à l’échelle européenne ».
Le fonds devra cibler, en priorité, les technologies propres et les projets de décarbonation, les infrastructures numériques et les semi-conducteurs, les matières premières critiques, la production d'infrastructures et d'équipements énergétiques, les médicaments essentiels et les mobilités vertes, selon les quatre EM.
Il faudra garantir des ressources suffisantes pour atteindre ces objectifs et, dans la lignée des orientations actuelles de la Commission européenne, assurer une mise en œuvre guidée par la « simplification, l’accélération et l’optimisation de l’accès aux financements pour les entreprises et les porteurs de projets, en standardisant les règles et les procédures ».
Voir la note de position : https://aeur.eu/f/fyt (Florent Servia)