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Bulletin Quotidien Europe N° 13600
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DROITS FONDAMENTAUX - SOCIÉTÉ / Droits fondamentaux

Journée internationale de lutte contre l’Islamophobie – La Commission et le Conseil de l’Europe identifient les leviers contre les discriminations

La Commission européenne et le Conseil de l'Europe ont organisé ensemble, jeudi 13 et vendredi 14 mars, la deuxième réunion de coordination sur la lutte contre la haine et le racisme contre les musulmans, à l’occasion de la Journée internationale de lutte contre l’Islamophobie du 15 mars. 

Cette rencontre s’inscrit dans le contexte d’une hausse préoccupante du racisme et de la discrimination envers les musulmans dans les pays de l'UE, comme en témoignent les derniers travaux de l’Agence des droits fondamentaux de l’UE (https://aeur.eu/f/e02 ), selon lesquels près d'un musulman sur deux a été victime de discrimination raciale au cours des cinq dernières années. 

Ces deux jours de discussions - ouverts par le commissaire chargé des Affaires intérieures et de la Migration, Magnus Brunner - ont permis de rassembler diverses parties prenantes, dont des réprésentants des Nations Unies, de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe et et l'Organisation de la coopération islamique, ainsi que des États membres de l'UE.

 La commissaire chargée de l'Égalité, de la Préparation et de la Gestion des crises, Hadja Lahbib, a participé, vendredi 14 mars, avec un message vidéo. Cette même journée, les acteurs du secteur des médias ont participé à un échange de vues sur les problématiques liées à la haine et au racisme antimusulmans dans les médias. 

Dans son discours introductif, le secrétaire général adjoint du Conseil de l'Europe, Bjørn Berge, a exposé la portée de ces discriminations protéiformes : « Chaque fois que votre nom suffit à faire rejeter votre candidature à un emploi, chaque fois que vous tentez de louer un appartement et que, soudainement, le prix augmente ou l'annonce disparaît, chaque fois que votre enfant rentre de l'école en disant qu'il a été moqué pour son apparence, son alimentation ou ses croyances, la justice, l'égalité et la démocratie sont en jeu ».

Pour combattre ces réalités, les participants ont identifié plusieurs priorités, énoncées dans un communiqué, telles que le renforcement de la collecte de données pour mieux documenter les crimes de haine et les discriminations, une vigilance plus importante face aux discours de haine en ligne ainsi que le renforcement des protections juridiques contre ces actes. 

Le dialogue interreligieux a également été préconisé.

En outre, il a été établi que la discrimination envers les musulmans devait être considérée dans une perspective intersectionnelle, les préjugés pouvant s'entremêler « dans des domaines comme l'emploi ». 

Ainsi, concernant les femmes et les filles musulmanes, confrontées à des « défis uniques », les efforts doivent être intensifiés pour leur assurer un accès égal à l'éducation, au marché du travail, à la santé ainsi qu'à la culture et au sport. 

Enfin, les médias et les réseaux sociaux ont été enjoints à plus de responsabilisation pour veiller à la conformité avec les « standards légaux en matière de discours de haine, tout en respectant la liberté d'expression ». (Nithya Paquiry)

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