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Bulletin Quotidien Europe N° 13571
POLITIQUES SECTORIELLES / CompÉtitivitÉ

Les ministres du Commerce et de l’Industrie des pays de l’UE à Varsovie pour réfléchir sur les moyens de stimuler l'économie européenne

Le thème de la compétitivité continue d’occuper les États membres de l’UE, qui participent, mardi 4 février, à une réunion conjointe des ministres de l’Industrie et du Commerce à Varsovie, organisée par la Présidence polonaise du Conseil de l’UE. Celle-ci considère que le Conseil a trop longtemps travaillé en silos et que cela a montré ses limites, selon une note préparatoire de la réunion. Les sujets du commerce et de l’industrie se complètent s’agissant de relancer la compétitivité. Il est donc temps, selon la Pologne, de faire un pont entre les deux.

Les ministres rassemblés réfléchiront justement sur l’imbrication de ces deux politiques, notamment pour évaluer si celles-ci sont suffisamment alignées. « Dans quelle mesure le contexte commercial devrait être pris en compte dans l’élaboration des politiques industrielles, et vice-versa ? », questionne ainsi la Présidence polonaise du Conseil.

La présence des deux formations servira également pour la réflexion sur les secteurs industriels qui devraient faire l’objet d’une attention particulière et de soutien par l’UE. Ici, les ministres chargés du Commerce pourront nourrir la discussion sur les pressions exercées par la concurrence déloyale ou les surcapacités dans certains secteurs.

Les industries de l’automobile, de l’acier et de la chimie sont déjà identifiées comme vulnérables, que ce soit par le Conseil, la Commission ou le Parlement européen. Les ministres devraient donc se pencher sur leur cas et sur les manières de les soutenir.

La Présidence polonaise estime que le secteur de l’automobile, par exemple, doit être protégé de la concurrence déloyale, à l’instar de ce qu’a fait la Commission avec les tarifs sur les véhicules électriques chinois. L’accès continu aux marchés à l’international doit toutefois être assuré, ajoutent les Polonais dans la note préparatoire, faisant référence aux tensions commerciales avec la Chine, mais aussi les États-Unis.

États-Unis. Les relations transatlantiques feront l’objet d’une autre discussion entre les ministres, mardi 4 février, alors que les dirigeants des vingt-sept pays membres ont également abordé le sujet à Bruxelles, lundi 3 février (voir autre nouvelle).

Pour la Présidence polonaise, « un plaidoyer continu et positif » est de mise avec la nouvelle administration à Washington. En interne, l’UE doit à tout prix agir de manière unie et déterminée, tout en étant flexible.

Élargissement. À l’instar de la République tchèque et de neuf autres pays (EUROPE 13567/2), la Pologne estime que l’intégration des pays candidats dans l’UE peut profiter à leur économie, tout comme à celle de l’Union. Une coopération économique intra-région « stimule les chaînes de production transfrontalières et tire parti des avantages comparatifs régionaux, créé des nouveaux emplois, bénéficie aux consommateurs et attire les investissements dans un marché plus grand », indique la Présidence polonaise.

Dès lors, elle a invité les vingt-six autres États membres à réfléchir à des solutions pour faciliter une intégration graduelle des pays candidats, tout en protégeant les intérêts de l'UE. Elle pose aussi la question des secteurs qui pourraient être intégrés de manière prioritaire. (Léa Marchal)

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