« La préservation de l'intégrité territoriale du Royaume du Danemark, de sa souveraineté et de l'inviolabilité de ses frontières est essentielle pour tous les États membres », a estimé le président du Conseil européen, António Costa, lundi 3 février, à l'issue de la 'retraite' informelle des chefs d'État ou de gouvernement des pays de l'Union européenne.
M. Costa a assuré que l'UE continuera de « défendre la Charte des Nations unies, les principes de souveraineté, d'intégrité territoriale et d'inviolabilité des frontières », principes « que nous défendons en soutenant l'Ukraine et que nous défendrons également, à plus forte raison si l'intégrité territoriale d'un État membre de l'UE est remise en question ».
Cette mise au point était nécessaire alors que le président américain, Donald Trump, revendique la souveraineté de ce territoire appartenant à la couronne danoise. Mais nul n'a précisé, lundi, comment les Européens défendront le Groenland en cas de passage à l'acte des Américains.
À son arrivée à Bruxelles, la Première ministre danoise, Mette Frederiksen, s'est également montrée très ferme : « Le Groenland fait aujourd’hui partie du Royaume du Danemark. C’est une partie de notre territoire, et il n’est pas à vendre ». Elle a cependant dit être « tout à fait » d’accord avec les Américains sur le fait que la région arctique devenait de plus en plus importante en termes de sécurité et de défense. (Mathieu Bion avec Camille-Cerise Gessant et Pauline Denys)