Les représentants de nombreux groupes politiques du Parlement européen ont appelé, mardi 21 janvier, lors d’un débat, au renforcement des sanctions à l’encontre de la flotte russe, jugée responsable d'avoir endommagé des câbles sous-marins en mer Baltique.
Environ 70 navires sont déjà sanctionnés et, fin décembre, la Haute Représentante de l’UE a annoncé qu’elle proposerait d’en sanctionner davantage (EUROPE 13551/12).
« Il faut mettre un terme à la 'flotte fantôme' en raison de risques sécuritaires, mais aussi environnementaux. Il faut que l’ensemble des navires soient sanctionnés », a expliqué Ville Niinistö (Verts/ALE, finlandais). Un avis partagé par Jonas Sjöstedt (La Gauche, suédois), selon lequel « il faut agir de deux façons : lutter contre ceux qui contournent les sanctions avant qu’il y ait un accident et mettre plus de navires sur la liste noire, stopper la flotte pour le bien de l’environnement et de l’Ukraine ».
Anders Vistisen (PfE, danois) a également appelé à l’introduction de sanctions pour que les chantiers navals européens ne puissent pas réparer ces navires et à la montée en puissance de la présence navale des pays alliés de la Baltique.
« On doit protéger nos câbles et ceux qui les endommagent doivent être punis avec sévérité afin qu’il soit trop dangereux pour la Russie de continuer », a ajouté Urmas Paet (Renew Europe, estonien).
Les eurodéputés ont aussi souligné le renforcement de la coopération entre les États. Selon Michael Gahler (PPE, allemand), il est positif de voir que les Européens sont de plus en plus préparés. « C’est un autre exemple où l'on voit que nous ne sommes forts qu’ensemble », a-t-il ajouté.
La vice-présidente de la Commission, Henna Virkunnen, a promis que les Européens allaient mettre un terme aux actes de sabotage russes, « qui minent notre sécurité ». « Nous allons bâtir notre propre résilience et faire en sorte que les auteurs soient redevables de leurs actions. Nous allons répondre de façon déterminée à toutes ces menaces », a-t-elle résumé.
De même, au nom du Conseil, le ministre polonais Adam Szlapka a appelé à coordonner les réponses aux sabotages et à partager les informations sur les infrastructures critiques. « Il faudra agir au niveau de l’UE et avec nos partenaires internationaux. (…) Nous sommes prêts à utiliser tous les instruments, y compris d’autres mesures restrictives, pour protéger notre continent », a-t-il promis. (Camille-Cerise Gessant)