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Bulletin Quotidien Europe N° 13562
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ACTION EXTÉRIEURE / DÉveloppement

L’UE réagit à la suspension de l’aide étrangère américaine

Les réactions européennes se sont multipliées, mardi 21 janvier, au lendemain de la signature, par le président nouvellement investi, Donald Trump, d’un décret suspendant l’aide américaine au développement. Cette aide, estimée à près de 68 milliards de dollars, est gelée pour une durée de 90 jours afin « d'évaluer l’efficacité des programmes et leur cohérence avec la politique étrangère des États-Unis ».

Au Parlement européen, où les relations transatlantiques de l'UE dominent les discussions, plusieurs eurodéputés ont exprimé leur préoccupation à Agence Europe.

« La communauté internationale a été unanime : pour atteindre les objectifs de développement, 5 000 milliards d’euros supplémentaires sont nécessaires. Si l’aide publique américaine venait à chuter, cela accentuera inévitablement la pression sur l'UE, qui deviendrait unique grand acteur de la coopération au développement », a estimé l'eurodéputé Charles Goerens (Renew Europe, luxembourgeois), soulignant l'urgence de traiter cette question en commission du développement (DEVE).

L’étendue et les implications réelles de la décision restent incertaines, d'autant que le président Trump a précisé que certains programmes d'aide pourraient être réactivés au cas par cas dans les jours à venir. Toutefois, cette annonce suscite des inquiétudes quant à son impact immédiat sur les régions en crise.

« Il est impensable que l’aide internationale destinée à la population gazaouie diminue ou soit interrompue »a déclaré Mounir Satouri (Vert/ALE). En outre, l'eurodéputé écologiste français a dénoncé « une logique de repli et de méfiance vis-à-vis de l’aide internationale », qui « gangrène » le Parlement européen, alimentée par l’influence des groupes à droite et à l’extrême droite de l'hémicycle.

« Face à ce décret, la meilleure réponse de la Commission serait de prendre le contre-pied en augmentant le budget dédié à son aide au développement », a-t-il ajouté.

Mardi, la Commission européenne a déclaré avoir « pris note » de la décision américaine en réaffirmant sa détermination à « accélérer les progrès vers les objectifs de développement durable », a indiqué un porte-parole.

Vendredi 17 janvier, le président du comité d'aide au développement de l'OCDE, Carsten Staur, avait appelé le commissaire européen aux Partenariats internationaux, Jozef Síkela, à maintenir les engagements financiers de l'UE en matière de coopération au développement face à une période de « grande instabilité mondiale ».

« L'Aide publique au développement étant une ressource de plus en plus rare, la cohérence des politiques est une condition essentielle pour maintenir la confiance », avait notamment plaidé M. Staur dans une lettre publique. (Bernard Denuit)

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