Des eurodéputés représentant le 'Mouvement fédéraliste européen' ont relancé, mardi 21 janvier, l'initiative du Parlement européen initiée fin 2023 visant à obtenir la convocation, par le Conseil européen, d'une Convention chargée de réformer les traités européens en vue d'un futur élargissement de l'UE (EUROPE 13298/7).
« Tout est prêt pour qu'une Convention soit mise sur pied au premier semestre 2025 », a estimé Daniel Freund (Verts/ALE, allemand).
D'après la déclaration 'Projet 27' du Groupe Spinelli d'eurodéputés fédéralistes, dont M. Freund fait partie, la Convention doit aboutir à une simplification de la procédure décisionnelle au Conseil de l'UE à travers un recours moindre à l'unanimité des États membres. En tant qu'étape intermédiaire à l'abandon de l'unanimité, mais qui nécessiterait quand même une réforme institutionnelle de l'UE, M. Freund suggère un système où le veto d'un pays devrait être soutenu par trois autres États membres pour être validé.
Les signataires de la déclaration - Lukas Mandl (PPE, autrichien), Gabi Bischoff (S&D, allemande), Sandro Gozi (Renew Europe, italien), Daniel Freund et Nikolas Farantouris (La Gauche, grec) - sont favorables à l'octroi à l'UE de compétences accrues en matière d'énergie, de santé et de politiques sociales. Ils se prononcent pour un renforcement des capacités militaires dans l'UE afin notamment d'accélérer les livraisons d'armes à l'Ukraine.
Pour asseoir la légitimité démocratique des institutions de l'UE, les élus fédéralistes sont d'avis que le processus des candidats têtes de listes ('Spitzenkandidaten') aux élections européennes devrait autoriser le Parlement européen à désigner le président de la Commission, personnalité à qui les États membres accorderaient leur consentement.
Voir la déclaration : https://aeur.eu/f/f58 (Mathieu Bion)