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Bulletin Quotidien Europe N° 13562
PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN / Énergie

Une majorité d'eurodéputés reconnaissent le potentiel de la fusion nucléaire pour assurer la souveraineté de l'UE

Une majorité de députés européens ont appelé, mardi 21 janvier, en séance plénière à Strasbourg, à saisir l’opportunité de la fusion nucléaire pour assurer la compétititivité industrielle et la souveraineté énergétique de l’Union européenne à l’avenir.

Seuls des députés des groupes Verts/ALE et La Gauche se sont montrés réticents vis-à-vis de cette technique imitant la production d’énergie du soleil, sans émissions de gaz à effet de serre, mais encore en proie à des défis techniques et pratiques.

Jutta Paulus (Verts/ALE, allemande) a ainsi appelé à se montrer « réalistes dans l’affectation de nos ressources » face à une technologie qui pourrait « encore attendre une trentaine d’années » avant d'être commercialisée, alors que les renouvelables « sur terre » sont déjà disponibles.

Le reste des groupes politiques se sont prononcés en faveur de cette technique dite « d’avenir ».

Hildegard Bentele (PPE, allemande) s’est réjouie qu’un débat sur la fusion nucléaire ait été planifié en tout début de mandat, « car l'Union a besoin d’une énergie abordable, sûre et propre ». Elle a ainsi estimé que la recherche européenne dans le domaine était « excellente », mais a reconnu qu’il existait encore « des problèmes pour passer à la pratique et mobiliser le financement de la recherche ».

Nicolás González Casares (S&D, espagnol) a souligné l'importance du projet de réacteur international ITER visant à démontrer la faisabilité scientifique et technique de la fusion nucléaire en tant que future source d'énergie utilisable sur terre - pour lequel l’UE participe à hauteur de 45% du financement -, mais a mis en avant les retards et coûts supplémentaires du projet. En outre, « nous n’avons toujours pas de programme ou de plan d’amélioration concret de la part de la Commission », a-t-il souligné. « Il est nécessaire de chercher ces améliorations et de faire des efforts pour que ces technologies se fassent avec l’Europe ».

Christophe Grudler (Renew Europe, français) a estimé que le projet ITER était insuffisant. « Pendant que nous avançons timidement, les États-Unis et le Royaume-Uni déploient des stratégies ambitieuses avec des financements massifs et des cadres réglementaires clairs. Ils attirent des milliards de dollars d’investissements privés et se veulent leaders de l’innovation. L’Europe ne peut pas rester spectatrice ».

Il a ainsi appelé, tout comme Ondřej Krutílek (CRE, tchèque), à préparer une stratégie globale d’innovation et à soutenir des partenariats public-privé, mais aussi à « garantir un cadre réglementaire adapté avec des normes de sûreté spécifiques à la fusion ».

En réponse à ces demandes, le commissaire à l'Équité intergénérationnelle, à la Jeunesse, à la Culture et aux Sports, Glenn Micallef, a souligné qu’au-delà de la collaboration internationale et du projet ITER, l’Union européenne continuera à s'engager avec le secteur privé « pour soutenir un environnement favorable au développement d'une chaîne d'approvisionnement de l'UE en matière de fusion afin d'accélérer sa commercialisation dans l'UE ». (Pauline Denys)

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