Sept ministres de l'Environnement européens ont demandé à la commissaire européenne à l'Environnement, Jessika Roswall, d'interdire les exportations de substances dangereuses bannies dans l'UE, dans une lettre commune envoyée mercredi 11 décembre.
Le Danemark, l'Autriche, la France, les Pays-Bas, le Luxembourg, la Norvège et la Suède ont relancé des discussions déjà menées lors du Conseil 'Environnement' d'octobre, dans le cadre de la future révision du règlement REACH (EUROPE 13503/9). Le 14 octobre, L'Espagne et la Belgique avaient également défendu cette position, l'UE courant le risque de voir ces substances revenir sur son territoire, incorporées dans des produits dangereux pour la santé de ses citoyens et de son environnement. Ce « double standard » pourrait aussi, selon eux, entraîner une concurrence déloyale pour l'industrie européenne. Pour y répondre, la simplification de REACH et l'établissement d'une feuille de route avaient été demandés.
Dans la lettre, les sept ministres de l'Environnement rappellent à Mme Roswall que le Conseil de l'UE avait déjà soutenu cela dès 2021 dans des conclusions sur la 'Stratégie sur des produits chimiques durables' de la Commission européenne. La pression est mise sur cette dernière, qui accumule les retards sur la Stratégie chimique, selon ces pays, n'ayant « pas encore publié les résultats de la consultation publique, initialement prévus pour le quatrième trimestre 2023 ni présenté une proposition ».
L'objectif de la stratégie chimique étant d'assumer un leadership international, les sept ministres de l'Environnement « [exhortent] la Commission à maintenir un niveau d’ambition élevé ». (Florent Servia)