Les membres de la commission du commerce international (INTA) du Parlement européen se sont montrés très déçus, lundi 2 décembre, de la réponse de la Commission européenne après la décision de la Cour de justice de l’UE de confirmer l’annulation des accords UE/Maroc sur les échanges de produits agricoles et sur la pêche (affaires T-279, 344 et 356/19)(EUROPE 13497/12). Lors d'un échange, les représentants de la direction générale du Commerce (TRADE) et celle de la Fiscalité et de l’Union douanière (TAXUD) n’ont pas donné d’informations aux députés européens sur la suite des travaux pour assurer la continuité du partenariat avec le Maroc.
« Pour être honnête, je ne suis pas vraiment satisfait », a regretté le président de la commission INTA, Bernd Lange (S&D, allemand), après l'intervention de la Commission européenne. Son collègue Daniel Caspary (PPE, allemand) lui a fait écho : « Je suis déçu qu’après tout ce temps, la Commission ne nous donne pas d’informations substantielles ».
Tous les groupes ont porté le même message et ont exhorté la Commission à trouver des solutions rapidement. « Je ressens un certain manque de considération vis-à-vis du Parlement européen face à l’absence de réponses et de pistes », a indiqué Christophe Bay (PfE, français).
La Commission européenne a assuré qu’elle analysait toujours les implications de l’arrêt et qu’elle était dans l’incapacité de donner plus de détails à ce stade.
Selon Kathleen van Brempt (S&D, belge), qui était rapportrice permanente pour les relations avec le Maroc sous le mandat précédent, le Parlement européen a demandé, de longue date, une réaction à l’arrêt initial de la Cour en 2021 et la préparation d’un Plan B. « Soit vous ne l’avez pas préparé et il y a un problème, soit vous l’avez fait et vous avez peur de proposer une solution », a-t-elle affirmé. (Léa Marchal)