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Bulletin Quotidien Europe N° 13533
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POLITIQUES SECTORIELLES / Environnement

Les négociations sur le traité international contre la pollution plastique s'enlisent à Busan

« Nous devons présenter [le traité international contre la pollution plastique] d'ici dimanche », a déclaré la directrice exécutive du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE), Inger Andersen, mercredi 27 novembre, lors d'une conférence de presse organisée à mi-parcours de cette dernière semaine de négociations sur ce traité, à Busan. 

Un sentiment d'urgence émerge en Corée du Sud, où les négociations ont été réparties en quatre groupes de contact. Chacun des quatre groupes s'est vu attribuer plusieurs articles à discuter dans un esprit de « convergence », espérait en amont le président du Comité international de négociation (CIN), Luis Vayas Valdivieso. 

Le groupe 1, par exemple, est chargé de s'entendre sur les articles 4 (exemptions), 5 (conception de produits en plastique) et 6 (production), pendant que le groupe 2 évoque les articles 7 (émissions et rejets), 8 (gestion des déchets plastiques) ou 10 (transition juste) et que les groupes 3 et 4 discutent respectivement des finances (article 11), de la mise en œuvre (article 13), des plans nationaux (article 14) ou des échanges d'informations (article 17). 

« Nous devons voir un texte sur la table dès demain [jeudi 28 novembre] », a déclaré Inger Andersen, précisant qu'en cas de blocage, les groupes devaient « passer aux points sur lesquels ils peuvent avancer ». Selon elle, à ce rythme, les objectifs ne seront pas atteints. 

Mme Andersen a toutefois reconnu que le passage d'un document de 77 pages à une note informelle de 17 pages (EUROPE 13517/16) comme base de négociations avait déjà été un progrès en soi. 

Mais les négociations s'enlisent. Les propositions des parties prenantes et les désaccords sur chaque article se superposent, sans nécessairement tendre vers une convergence. 

Les articles 3 et 6, relatifs, respectivement, aux 'produits en plastique et substances chimiques préoccupantes utilisées dans les produits en plastique' et à 'l'approvisionnement', sont notamment très discutés. Radicale sur ces sujets, l'Arabie Saoudite, qui s'exprime au nom du « groupe des pays arabes », est opposée à la moindre régulation de la production des plastiques et ne propose rien d'autre que de supprimer l'article 6.

Selon elle, « les restrictions concernant l'approvisionnement dépassent » le cadre du traité, qui est de lutter « contre la pollution plastique, en particulier aux étapes où les déchets sont générés ». 

Pour défendre sa position, l'Arabie Saoudite a listé les raisons pour lesquelles le plastique est essentiel, dont la sécurité alimentaire, l'hygiène et les soins de santé, tout en rappelant que l'économie de certains pays dépend fortement de la production plastique.

Mais selon Inger Andersen, la résolution UNEA 5/14 est très claire : « Elle traite du cycle de vie de la production et mentionne explicitement la production et la consommation durables ». Ce que signifie une réduction au niveau de la production, c'est « aux négociateurs de le définir », a-t-elle précisé. (Florent Servia)

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