Les dirigeants européens se sont félicités, mardi 26 et mercredi 27 novembre, de l’accord de cessez-le-feu obtenu entre Israël et le Hezbollah, entré en vigueur le 27 à 4h du matin, après près de 14 mois de conflit.
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a estimé que cette annonce était « une nouvelle très encourageante, d’abord et avant tout pour les Libanais et les Israéliens touchés par les combats ». Selon elle, « le Liban aura l’occasion d’accroître sa sécurité et sa stabilité intérieures grâce à l’influence réduite du Hezbollah ».
Le président du Conseil européen, Charles Michel, a qualifié le cessez-le-feu d’« étape nécessaire vers une désescalade des tensions au Moyen-Orient ». « Une mise en œuvre rapide doit garantir la sécurité des citoyens libanais et israéliens », a-t-il souligné.
« L’accord sur un cessez-le-feu au Liban est un soulagement dans la situation dévastatrice au Moyen-Orient. Il est désormais crucial que le cessez-le-feu soit maintenu, pour garantir la sécurité des citoyens libanais et israéliens ainsi que le retour des déplacés internes » - plus de 300 000 Libanais et 70 000 Israéliens -, a souligné le Haut Représentant de l'UE, Josep Borrell, saluant le rôle de médiateurs de la France et des États-Unis.
MM. Michel et Borrell ont rappelé la nécessité d'une mise en œuvre complète de la résolution 1701 du Conseil de sécurité des Nations Unies.
En vertu de l’accord, dans les 60 jours, l’armée et les forces de sécurité libanaises reprendront le contrôle du territoire et Israël retirera ses forces.
Mercredi, le Hamas s’est dit « prêt » à une trêve à Gaza. (Camille-Cerise Gessant)