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Bulletin Quotidien Europe N° 13528
ACTION EXTÉRIEURE / Commerce

Les ministres du Commerce des Vingt-sept discuteront à leur tour de l'avenir des relations transatlantiques, le 21 novembre

Le ministre des Affaires étrangères hongrois, Péter Szijjártó, présidera le Conseil 'Commerce', jeudi 21 novembre à Bruxelles. De manière habituelle, les participants aborderont l'avenir de la politique commerciale de l'UE ainsi que l'état des différents travaux à l'Organisation mondiale du commerce (OMC). Ils se pencheront également sur les relations UE/États-Unis, quelques semaines après la victoire de Donald Trump aux élections présidentielles.

Sur ce point, il s'agira, pour les États membres, de rappeler l'importance des liens avec Washington, mais aussi de faire le point sur l'état des choses et sur les perspectives en matière d'échanges commerciaux. Alors que Donald Trump a promis une augmentation des tarifs sur les importations américaines, il n'est pas question, pour l'instant, d'aborder des mesures de réponse, selon deux diplomates. Il est trop tôt pour ce faire, selon eux. Et d'insister sur le besoin de maintenir un dialogue ouvert avec la nouvelle administration, selon eux.

Le Conseil discutera plus largement de l'avenir de la politique commerciale de l'UE, surtout dans le contexte d'une nouvelle Commission qui devrait bientôt s'installer. C'est donc l'occasion pour les États membres de détailler leurs attentes pour ce nouveau mandat. De son côté, le commissaire européen au Commerce, Valdis Dombrovskis, présentera l'état des différentes négociations d'accords commerciaux, en particulier celles avec le Mercosur (EUROPE 13527/5).

Pendant le déjeuner, les ministres se pencheront sur la réforme de l'OMC et feront le point sur les travaux à ce sujet à Genève. Lors des dernières réunions ministérielles de l'OMC, ses membres se sont engagés à conclure la réforme de l'Organisation, y compris de son système de règlement des différends, d'ici 2024. Les résultats se font toutefois toujours attendre.

Lors d'un discours à Genève le 1er novembre, le président du Conseil européen, Charles Michel, a rappelé l'urgence de faire avancer les travaux. « L'UE et la plupart des membres du G20 soutiennent une réforme ambitieuse, qui conserve les principes phares de 1995 qui comprennent le droit de faire appel à un organe de décision impartial. L'heure tourne », avait-il affirmé.

Enfin, la Suède a demandé d'ajouter un point à l'agenda des ministres ce jeudi : l'augmentation des tarifs pour certaines importations venant de la Russie et de la Biélorussie. Stockholm a envoyé une lettre dans ce sens à la Commission européenne le 8 novembre, aux côtés de sept autres pays. (EUROPE 13521/4). (Léa Marchal)

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