Le système de contrôles sanitaires mis en place par le Brésil fournit des garanties suffisantes que les produits susceptibles d’être exportés vers l’UE satisfont à la plupart des exigences applicables aux importations, sauf en ce qui concerne la surveillance de l’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP), qui pourrait ne pas être suffisante pour détecter la maladie le plus tôt possible, selon un audit des services de la direction générale de la santé et de la sécurité alimentaire (DG SANCO) de la Commission européenne publié le 9 novembre.
Cet audit (https://aeur.eu/f/eer ), de même qu'un autre plus ancien sur la traçabilité des hormones dans les viandes (EUROPE 13520/14), donne des arguments aux agriculteurs et pays de l'UE qui critiquent les effets potentiels de l'accord de libre-échange entre l'UE et les pays du Mercosur et les normes laxistes dans ces pays (EUROPE 13527/5).
Les experts vétérinaires de l'UE ont relevé notamment le faible taux d’enregistrement des exploitations non commerciales (basses-cours), la faiblesse des critères encadrant les déclarations de suspicion de cas de grippe aviaire hautement pathogènes, ou encore l'absence de modus operandi pour l’abattage des volailles en cas de détection de cas de grippe aviaire. (Lionel Changeur)