L'Espagne est encore en train de calculer le coût des dommages causés par les inondations récentes dans le pays et espère obtenir le plus de fonds possible de la part de l'UE, selon les déclarations, mercredi 20 novembre à Bruxelles, du ministre espagnol de la Politique territoriale, Ángel Víctor Torres.
Parmi les outils de soutien sollicités par l'Espagne figurent le Fonds de solidarité de l'UE et le règlement qui vise à apporter rapidement un soutien supplémentaire, par l’intermédiaire du Fonds européen de développement régional (FEDER) et du Fonds social européen plus (FSE+), aux États membres gravement touchés par des catastrophes régionales (EUROPE 13524/8).
En outre, il existe la possibilité de « reprogrammer » l'aide au titre du 'plan de relance' de l'économie. « Tout cela doit être approuvé le plus rapidement possible », a déclaré M. Torres (EUROPE 13522/11).
L'Espagne devra demander l'aide du Fonds de solidarité dans les 12 semaines suivant la date des premiers dommages causés par la catastrophe et soumettre un devis détaillé à l'approbation de la Commission.
M. Torres a souligné que l'aide du Fonds de solidarité (1 144 millions d'euros par an entre 2024 et 2027) est un montant « maigre ». Il espère donc davantage de la réaffectation des fonds que le règlement 'soutien régional à la reconstruction' permettra.
Le ministre a également estimé que les dommages subis par les secteurs de l'agriculture pourraient être éligibles au financement de la réserve agricole de crise, bien qu'il n'ait pas été en mesure de préciser le montant en jeu.
Le ministre espagnol de l'Économie, Carlos Cuerpo, a évoqué, de son côté, une réponse sous la forme de deux paquets d'aide au niveau national de plus de 14 milliards d'euros.
Par ailleurs, les quatre présidents de régions espagnoles touchées par les catastrophes naturelles ont fait une déclaration, mercredi, lors de la plénière du Comité européen des régions (CdR).
Le président de la communauté autonome de Valence, Carlos Mazón, a estimé que la solidarité européenne était essentielle et a évoqué les « séquelles importantes » causées par ces inondations. (Lionel Changeur)