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Bulletin Quotidien Europe N° 13524
PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN / GÉorgie

Les députés européens apportent leur soutien à la population géorgienne

Les représentants des groupes politiques au Parlement européen ont apporté, mercredi 13 novembre, leur soutien au peuple géorgien, quelques jours après les élections législatives qu’ils jugent frauduleuses.

Rasa Juknevičienė (PPE, lituanienne) a estimé que le peuple géorgien, qui « soutient une voie pro-européenne », méritait mieux et que le Parlement le soutenait. « L’UE doit être très claire, s’adresser au peuple à qui on a volé les élections », a-t-elle estimé.

« La Géorgie est un des pays les plus attachés à l’Europe, et les jeunes notamment (…), il nous incombe d’exploiter tous les instruments pour soutenir, alimenter et protéger les aspirations de manière à ce que le peuple puisse vivre sans corruption, dans un pays qui respecte les libertés fondamentales, les droits et la démocratie », a ajouté Giorgio Gori (S&D, italien).

Parmi les outils possibles, Małgorzata Gosiewska (CRE, polonaise) a appelé « à isoler pleinement le pouvoir en gelant les programmes européens et en mettant en place des sanctions liées aux visas et un cordon sanitaire autour du régime sur la scène internationale ». De même, Markéta Gregorová (Verts/ALE, tchèque) a estimé qu’il fallait des sanctions ciblées pour les responsables des fraudes électorales et se tenir « aux côtés de la population géorgienne qui demande la démocratie ».

Les Géorgiens « croient en nous, ils espèrent qu’on ne les abandonnera pas », a prévenu Nathalie Loiseau (Renew Europe, française). Selon elle, « le sort de la Géorgie sera le symbole soit de notre faiblesse, soit de notre droiture et de notre détermination ».

Plusieurs représentants de groupes ont estimé que les élections n’avaient pas été frauduleuses. Selon András László (PfE, hongrois), sur place pendant le scrutin, les élections ont été « justes et équitables ». « Il y a eu un choix démocratique ; même si beaucoup ne l’aiment pas, on doit le respecter », a-t-il ajouté, estimant qu’il fallait continuer les négociations d’adhésion, comme le souhaite le Premier ministre géorgien. Même son de cloche pour Danilo Della Valle (La Gauche, italien), qui a estimé qu’alors que l’OSCE ne confirmait pas les fraudes, « on menace de bloquer le procédure d’adhésion, car les citoyens se sont exprimés d’une manière qui ne nous plait pas ».

De son côté, le vice-président de la Commission européenne, Margarítis Schinás, a rappelé que la Commission avait réduit les contacts politiques et suspendu des fonds à destination du pays (30 millions de la Facilité européenne pour la Paix et 121 millions d’aide directe au gouvernement), mais qu’elle soutenait la société civile. De plus, les négociations d’adhésion sont actuellement gelées. M. Schinás a précisé que, sans l’abrogation des lois sur les influences étrangères et sur les valeurs familiales, la Géorgie ne pourrait pas avancer dans sa voie européenne. « Plus vite ce sera compris à Tbilissi, mieux ce sera », a-t-il prévenu.

Le Conseil des Affaires étrangères débattra lundi 18 novembre de la situation en Géorgie. (Camille-Cerise Gessant)

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