Les ambassadeurs des États membres auprès du Conseil de l’UE (Coreper) ont discuté, mercredi 16 octobre, de la directive sur les transports combinés, afin de résoudre les problèmes techniques rencontrés en groupe de travail (EUROPE 13496/5).
D’après une source européenne contactée par Agence Europe le jour même, le débat avait davantage une dimension politique. « Nous avons pris de la hauteur pour poser les choses », a expliqué la source. Les États membres se retrouvent « à la croisée des chemins », certains poussent pour l'utilisation de la plateforme d’information électronique sur le transport de marchandises (eFTI), d’autres veulent du temps pour la mettre en place.
En groupe de travail, c’est sur la définition du transport combiné qu'ont porté les discussions. La nouvelle définition proposée par la Commission européenne, basée sur un pourcentage en coûts externes par rapport à un trajet uniquement routier, nécessite de pouvoir insérer les données dans la plateforme, ce qui requiert des structures et une numérisation que certains États membres ne sont pas encore en mesure de fournir.
Le texte retourne donc en groupe de travail, mais avec « une nouvelle impulsion ». « La Commission devra expliquer comment faire en sorte que cela soit possible », a indiqué la source. (Anne Damiani)